Gilets jaunes : les appels aux «bombes d’excréments» se multiplient sur Facebook…

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Alors qu’un syndicat de police a affirmé que les forces de l’ordre avaient été visées par des « bombes d’excréments » à Paris ce samedi, les appels à en fabriquer se sont multipliés ces derniers jours, notamment sur Facebook.

« Pour samedi, le caca est dans la boite, je répète, le caca est dans la boite » a écrit ce mardi un internaute sur un groupe Facebook consacré aux rassemblements des Gilets jaunes. « Il va faire chaud, vidangez vos fosses septiques » a écrit un autre.

Ces types de messages ce sont multipliés ces derniers jours sur les réseaux sociaux, alors que l’acte XVI se prépare.

Déjà ce samedi lors de l’acte XV, des policiers ont reçu des jets d’excréments comme l’a dénoncé le syndicat UNSA Police dans un tweet. « Des bombes d’excréments envoyées par des manifestants #GiletsJaunes contre les forces de l’ordre aujourd’hui #Paris #Trocadero ! Abjecte ! ».

Il s’agit d’une méthode employée notamment au Venezuela par les manifestants, mais également lors des affrontements dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Des « bombes » dangereuses et pleines de bactéries comme l’a dénoncé l’organisation syndicale.

(captures écran Facebook)

Samedi 2 mars se tiendra l’acte XVI des Gilets jaunes partout en France.

“M. Macron, faites preuve d’humanité !” : la mère d’une femme morte en Syrie réclame le retour de ses trois orphelins

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Avez-vous remarqué que les journalistes, qui soutiennent sans réserve la cause féminine et revendiquent une égalité de traitement totale, infantilisent totalement les femmes djihadistes : « elles ne sont pas responsables », « elles ont suivi leur compagnon », « elles ont été abusées ».

Et bien non : elles sont responsables comme les hommes, elles sont coupables comme les hommes, ce sont des terroristes à part entière.

Un couple de Libercourt en appelle à Emmanuel Macron pour faire rapatrier en France ses trois petits-enfants, qui se trouvent dans un camp en Syrie, dans des « conditions déplorables« . Leur mère, une ancienne étudiante lilloise, est morte sur zone en fin d’année 2018. Le père est en prison.

Depuis leur ville de Libercourt (Pas-de-Calais), Lydie et Patrice Maninchedda remuent ciel et terre pour faire rapatrier en France, au plus vite, leurs trois petits-fils qui se trouvent depuis des semaines dans un camp du nord-est de la Syrie, sans parents.

Ils sont âgés de 1, 3 et 5 ans. « Le plus jeune d’un an a des traces d’éclats d’obus sur le visage, le second ne marche pas parce qu’il a eu une fracture de la jambe étant bébé, et qui a dû être mal soignée… Et il y a des problèmes de diarrhée« , explique la grand-mère, professeure de logistique.

Les Maninchedda en appellent au président de la République Emmanuel Macron et au ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, qui n’ont toujours pas répondu à leurs courriers.

« Imaginez la souffrance de ces enfants qui sont abandonnés, qui n’ont plus leur maman, poursuit Mme Maninchedda. Ils sont Français, leur mère est Française, pourquoi on ne les ramène pas rapidement avant qu’il ne soit trop tard ? Les conditions sanitaires sont déplorables, on ne peut pas laisser vivre des enfants sous une tente, sans nourriture, sans soins, sans médicaments. Il y a des épidémies, des enfants qui y sont morts, dans ces camps« .

Un bébé pleure dans le camp de Al-Hol, nord-est de la Syrie, le 6 février 2019. / © FADEL SENNA / AFP

La maman décédée, le père aux mains des Kurdes

La mère de ces trois orphelins en bas âge était Julie Maninchedda, qui selon les témoignages de « personnes de confiance » se trouvant sur place, est morte en fin d’année 2018 dans l’est de la Syrie, à l’âge de 26 ans.

Lydie Maninchedda a appris il y a trois semaines que sa fille avait « été retrouvée morte à côté de son nouveau-né décédé et enroulé dans un tapis, et de son nouveau mari, mort également« . « Les circonstances sont à déterminer parce que d’après la personne qui les a découverts, les corps n’étaient pas abîmés« . Aucune autorité officielle n’est en mesure, à ce jour, de certifier à sa famille le décès de la jeune Nordiste.

Le père des enfants et premier mari de Julie, lui, est un Allemand qui était membre de la police de Daech, et qui s’est rendu aux forces kurdes après la chute de Baghouz fin janvier. Il est emprisonné.

Ses deux autres femmes, qui se trouvent désormais elles aussi à Al-Hol avec l’aîné de la fratrie, avaient confié les deux plus jeunes à une Syrienne qui les a maltraités avant leur arrivée au camp. « Faibles, petits et malades, ils étaient un handicap pour leur fuite« , rapporte leur grand-mère.

Camp syrien de Al-Hol, le 6 février 2019. / © FADEL SENNA / AFP

Ils sont désormais « maternés » par une Sud-Africaine et une Allemande. « Ces femmes sont très bienveillantes avec eux, se rassure Lydie Maninchedda, mais ce sont des enfants qui ont souffert, et qui souffrent encore ». Et personne ne sait de quoi l’avenir de ces trois bambins est fait, à court ni moyen-terme.

Une étudiante brillante

Julie Maninchedda, ancienne étudiante en prépa littéraire au réputé lycée Faidherbe à Lille, rencontre le père de ses trois enfants en 2013 en Allemagne à Leibzig, où elle est partie poursuivre une licence. Son compagnon, Martin Lemke, est un jeune Allemand converti à l’Islam.

Julie, elle, avait embrassé la religion musulmane dans le Nord, à la mosquée de Villeneuve d’Ascq. Au bout de quelques mois de relation avec Lemke, l’ancienne passionnée de violon et de tennis « s’est mariée cultuellement, est rapidement tombée enceinte, et était habillée d’un nikab avec des gants pour sortir » se souvient sa mère. Lydie et Patrice Maninchedda étaient « sidérés » par le changement radical de leur fille unique.

Leur première visite à Leibzig est tendue, à cause de l’omniprésence et de l’attitude de Martin Lemke, « très susceptible, très impulsif« . « Julie était à côté, effacée. Elle était dans sa bulle, sous emprise, manipulée. Elle n’avait plus de sens critique. Il était tout le temps à côté et Julie n’avait plus le droit de sortir, d’étudier« .

 

Julie Maninchedda (à gauche), durant sa vie étudiante dans le Nord. / © DR

Le premier enfant de Julie Maninchedda et de Martin Lemke est né en janvier 2014, dix mois avant leur départ en Syrie. « On l’a vu deux fois, ils s’étaient rapprochés d’Hanovre (Allemagne). On les a vus la dernière fois en août 2014« , explique Lydie Maninchedda, qui n’imaginait pas encore que sa fille puisse rejoindre la zone contrôlée par Daech : « A cette époque, on ne parlait pas encore de départs de femmes… C’était surtout les hommes. Ils ont dit vouloir rejoindre un pays musulman, parlant d’Egypte, de Dubaï, mais en fait ils préparaient déjà leur départ en Syrie. J’ai déjà eu un pressentiment à ce moment-là, j’ai pris peur et on a fait un signalement aux autorités« .

Lydie Maninchedda, sa fille Julie et son premier bébé, en 2014 en Allemagne. / © DR

Battue, « revolver sur la tempe »

En novembre 2014, la petite famille quitte l’Allemagne pour rejoindre l’Etat Islamique en Syrie. Dans le même temps, Lydie et Patrice Maninchedda donnent aux services de renseignements toutes les informations dont ils disposent sur leur fille et son mari. « Rapidement, on a appris qu’il était dans une mouvance salafiste radicale. Quand il a rencontré ma fille, il était en fait déjà surveillé depuis 2 ans par les services allemands« .

Depuis Libercourt, les Maninchedda parviennent à entretenir un contact avec Julie « en parlant des choses du quotidien, de la famille. Mais pas des choses taboues« , à savoir toutes les horreurs qui étaient perpétrées par les jihadistes en zone irako-syrienne.

Là-bas, la jeune Française élève son garçon, puis donne naissance à un deuxième en février 2016, au moment de la chute de Raqqa, avant de tomber enceinte du troisième, dont elle a accouché en février 2018. « A la troisième naissance, elle a quitté Lemke parce qu’il la battait, et c’était déjà le cas en Allemagne. Il lui a déjà mis un revolver sur la tempe« , rapporte sa mère.

Selon cette dernière, le quotidien de Julie en Syrie se limitait aux tâches domestiques et à l’éducation des enfants. « Elle en a eu 4 en 5 ans, elle était cantonnée à rester à la maison et à s’occuper d’eux, elle allait voir des -sœurs-, ou allait à la mosquée« , appuie-t-elle.
La jeune Française a tenté de se sauver

Alors qu’elle était enceinte de son troisième enfant, Julie Manincheddaa tenté de fuir son mari, qui l’a rattrapée. « Il l’a mise dans une maison pour femmes, où elle a accouché, seule. Puis quand ils ont divorcé officiellement, il lui a pris les deux aînés, qu’il lui amenait régulièrement, comme une sorte de garde alternée. Puis quand elle s’est remariée, il ne les a plus amenés« , explique la grand-mère des petits.

Par la suite, la Nordiste s’unit de nouveau avec un Marocain, Nabil, « quelqu’un de gentil« , selon Lydie Maninchedda. Cette dernière explique que sa fille n’avait d’autre choix que de se remarier à un homme, « le seul moyen de se protéger là-bas« .

Nabil, dont Julie tombera enceinte rapidement, sera le dernier à donner de leurs nouvelles par message, le 24 octobre 2018. « Il voulait la faire partir de là avec leur petit« , rapporte Mme Maninchedda. Ils seraient morts tous les trois très peu de temps après, ensemble, juste après la naissance du bébé, le quatrième de la Française.

Dans le même temps ou presque, ses trois autres enfants arrivaient au camp de réfugiés de Al-Hol.

Faire rentrer les enfants, et « réhabiliter sa mémoire »

« Nous avons un chagrin immense d’avoir perdu notre fille unique. Si nous ne récupérons pas nos petits-enfants, notre vie future va être très compliquée« .

C’est désormais ce combat que mènent Patrice et Lydie Maninchedda, qui multiplient les apparitions médiatiques, pour essayer de se faire entendre. « Il est impératif qu’ils soient rapatriés pour être soignés et reprendre une vie normale, scande Lydie. L’appel que je fais au Président et que je réitère, c’est qu’il fasse preuve d’humanité ! C’est tout ce qu’il me reste de ma fille, qui est morte, et qui regrettait d’être partie là-bas« .

« Ma fille a été embrigadée, manipulée, piégée comme beaucoup d’autres, et elle n’a pas mérité ça. J’ai besoin de réhabiliter sa mémoire et de parler aux enfants de leur mère, telle qu’elle était« .

Un espoir est né au sein de la famille nordiste lorsqu’il y a quelques semaines, est apparu le débat sur le retour éventuel en France de 130 personnes, jihadistes, épouses et enfants. « J’ai l’impression qu’on fait un peu marche arrière« , déplore Lydie Maninchedda, qui comprend aisément que la question est très sensible au sujet des adultes concernés.

Aucune question, selon elle, n’est à se poser pour des orphelins en bas âge. « Ils n’ont rien demandé, ils sont innocents ! Je veux qu’ils soient rapatriés pour qu’ils puissent être pris en charge d’abord par les services sociaux parce que c’est la procédure, et qu’ils soient évalués. Ensuite, ils rentrent chez nous, chez leur mère, qu’on puisse les aimer, qu’on les éduque comme des citoyens français et qu’on leur permettre de trouver leur place en France, et d’assurer leur avenir« .

« Nous avons une grande maison, nous en avons les moyens. C’est une question de survie« .

Syrie : que fait la France avec ses enfants bloqués sur zone ?

L’avocate Marie Dosé, qui défend des familles de jihadistes français en Syrie, a accusé mardi 26 février Paris de laisser « crever des enfants en zone de guerre« , au mépris de toutes les règles de protection de l’enfance. « Ces gosses de moins de cinq ans sont en train de crever en zone de guerre. Que fait la France pour ces enfants, qui sont ses enfants, depuis 18 mois ? C’est un désastre humanitaire« , a déclaré à l’AFP l’avocate.

« Je défends les familles de plusieurs enfants, dont celles de deux orphelines. On est sans nouvelle de l’une, l’autre a quitté Baghouz – le dernier réduit de l’organisation Etat islamique en Syrie – et elle est dans une tente, même pas dans le camp d’Al-Hol (où des dizaines de milliers de déplacés cohabitent avec des familles de jihadistes arrêtées, NDLR) où il n’y a plus de place« , a-t-elle expliqué.

Alors que le président irakien Barham Saleh a annoncé lundi que des Français arrêtés en Syrie et soupçonnés d’être des combattants de l’EI seraient jugés en Irak, Me Dosé a estimé qu’avant le sort des adultes, celui des enfants était une « priorité absolue« . « Ma priorité, ce sont les enfants français, orphelins, dont les autorités françaises n’ont que faire, qui sont des victimes de guerre dans des conditions souvent terrifiantes. Des enfants à qui on a promis un rapatriement et qu’on abandonne« , a-t-elle martelé.

Leurs grands-parents ont plusieurs fois exhorté le président Emmanuel Macron à avoir « l’humanité » de les rapatrier d’urgence.

Longtemps réticente, la France s’était dite à l’automne ouverte au rapatriement des enfants, qui sont au moins une centaine dans les camps en Syrie, mais sans donner de calendrier.

Au total, plus de 2.500 enfants de 30 nationalités ont été capturés avec leurs familles au fil de la déroute de l’EI et placés dans trois camps du nord-est de la Syrie, selon l’ONG Save the Children.

L’AFP a rencontré certains d’entre eux devenus orphelins, qui ont subi des bombardements, sont passés de mains en mains après la mort de leur mère et en gardent de lourdes séquelles.

Mardi, Emmanuel Macron a affirmé qu’il n’existait pas actuellement de programme de retour des jihadistes français détenus en Syrie ou en Irak, qui seront « d’abord judiciarisés » dans ces pays. Il n’a pas évoqué le sort des enfants.

le panneau de bienvenue de la ville de Gävle détruit par des Suédois en colère…

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Le panneau d’accueil très « suédois » installé à l’entrée de la ville de Gävle  n’aura finalement pas fait long feu.

« Le panneau a été vandalisé vendredi et entièrement détruit au cours du week-end », s’est lamenté Johan Adolfsson , directeur de la Communication de la municipalité de Gävle, au quotidien Arbetarbladet.

Nous avons sélectionné des gens nominés par les habitants de la ville pour représenter les citoyens de Gävle. Suzan Hindi faisait partie des nominés. Il y a eu de nombreuses réactions négatives à l’égard de ce choix. Les gens ont exprimé leur mécontentement. Selon eux, l’islam est une menace et le hijab un gros problème.

Quelles insultes avez-vous reçues ? Pouvez-vous donner des exemples ?

« Putain de crétin ! Demande de l’aide, m…e ! »

« Vous avez insulté les autochtones, les descendants de ceux qui construisirent autrefois la Suède.»

« Comment diable avez-vous pu afficher ce panneau, espèce d’enfoiré » etc…

On a relevé trois impacts de balles sur le panneau et cet acte de vandalisme sera signalé à la police. Dans leurs commentaires, certaines personnes ont suggéré de tirer sur le panneau et de le détruire complètement.

Avez-vous l’intention de modifier la campagne ?

Absolument non, tout le monde est le bienvenu ici.

https://www.arbetarbladet.se/logga-in/bild-pa-kvinna-med-sloja-pa-gavles-vagskylt-uppror-saboterades-i-helgen

Apparemment non ! Mais J. Adolfsson veut y croire. Si la municipalité de cette ville souhaitait réellement promouvoir la diversité, pourquoi avoir choisi une musulmane affublée de l’étendard de l’islam politique à la conquête de l’Occident ? Elle aurait pu opter pour une image plus créative incluant différentes croyances et ethnies. Non, elle a décidé de représenter le suprémacisme islamique et le symbole de l’oppression de la femme.

Serait-ce une façon de faire comprendre aux indigènes du pays : ceci est un territoire musulman, que cela vous plaise ou non ?

La réponse des Suédois de souche a été éloquente, mais J. Adolfsson persiste dans son déni de la réalité et poursuit son rêve rose teinté de vert et surmonté d’un croissant de lune.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Rosaly

Source : « Update: Citoy welcome sign with islamist woman in hijab shot to pieces by enraged Swedes » (Voice of Europe)

 

Manifestations en Algérie: «Il faut éjecter le système Bouteflika de toute urgence»

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  • Le président algérien, au pouvoir depuis 1999, a subi un AVC en 2013 qui a affecté sa mobilité et son élocutions.
  • Depuis, ses prises de parole en public sont extrêmement rares et sa dernière apparition date du 1er novembre 2018.
  • Plus d’un tiers de la population a moins de 20 ans et n’a donc connu que Bouteflika comme président.

Alors que les manifestions se multiplient actuellement en Algérie contre la candidature du président Abdelaziz Bouteflika à un cinquième mandat, nous avons demandé à nos internautes se sentant concernés par la situation ce qu’il faudrait faire, selon eux, pour améliorer la situation du pays. Outre un tombereau d’insultes à base de « qu’ils se débrouillent » ou « on s’en fout », six axes d’amélioration se dessinent parmi les plus de 650 témoignages que nous avons reçus.

Lutter contre la corruption qui « règne à tous les niveaux »

Pour Ali qui vit en France mais « se rend souvent au bled, le pouvoir est corrompu, la police, les gendarmes, la douane, tout est corrompu. Tu passes la douane, ils te demandent de l’argent pour pouvoir passer une télévision ou un PC ». « La corruption règne à tous les niveaux », confirme Kamel.

« Il faut éjecter ce système de toute urgence car il est corrompu jusqu’à la moelle », selon Abdelkader. Pour Yazid, qui vit en Algérie, il faut en effet « diminuer ce phénomène de corruption ». « Tonton Bouteflika a fait un très joli travail depuis toutes ces années mais il serait temps de laisser la place aux jeunes avec des idées neuves et fraîches », estime Anissa.

Changer de président, de Constitution et réformer les institutions

Selon Farid, il faut « laisser la place à la nouvelle génération, le temps des généraux est dépassé ». Pour Amine plus qu’un changement de président, « il faut un changement total des hauts responsables du gouvernement et laisser la place aux jeunes ». Karim propose « des réformes constitutionnelles pour réduire les pouvoirs exorbitants du président, démocratiser le fonctionnement de l’Etat et donner plus de droits aux citoyens ». Omar, qui est en contact avec sa famille en Algérie, pense qu’« il faut reporter les élections pour organiser des élections libres sans fraude ».

Zinedine évoque, lui, l’idée d’une « conférence nationale pour aller vers une IIe République et rompre avec le système actuel ». Résidant en France et ayant laissé toute sa famille en Algérie, Abderahim estime « qu’il faut désigner des leaders qui pourront organiser une phase transitoire pour élire un nouveau président et créer une IIe République ». Cherif prône aussi une « nouvelle constitution, la laïcité, la dissolution de tous les partis politiques actuels ». Elhadj réclame plus de « liberté d’expression et de liberté de la presse, et la fin de la gangrène du clientélisme ».

Pour Zaidi, jeune algérien de 25 ans qui poursuit ses études en France, actuellement en Algérie pour participer aux manifestations populaires, « il faut une conférence de consensus national lancée par des représentants de la société civile pour impulser une dynamique pour un nouveau départ. Une assemblée constituante qui serait élue ou désignée devra élaborer une constitution soumise à un référendum populaire. Une fois adoptée, des élections générales auront lieu et le peuple choisira librement ses représentants pour une Algérie libre et démocratique. » Hacen, quant à lui, pense qu’il faut « limiter le président de la République à un seul mandat, diminuer le nombre de députés, supprimer le Sénat. Les questions économiques et sociales s’ouvriront après la question politique ».

Diversifier l’économie, s’ouvrir au tourisme

Pour Karim, président de l’association Ensemble construisons l’avenir de l’Algérie, « le plus urgent est de diversifier l’économie qui est trop dépendante des hydrocarbures et des fluctuations des prix du baril », explique-t-il.

Selon Amina, il faut « s’ouvrir au tourisme, nous n’avons rien à envier au Maroc et à la Tunisie ». Haoues qui est français d’origine algérienne, avec une sœur qui vit en Algérie, propose un « partenariat européen d’exception aux marocains, algériens et tunisiens ».

Miser sur la jeunesse et améliorer le système éducatif

Selon Yacine qui est doctorant et n’a « aucune place en Algérie, et travaille chez Lidl en France, il faudrait une nouvelle génération au pouvoir, les Algériens en ont marre de la génération FLN » Pour Malik, «  les jeunes étouffent, ils ont besoin de liberté. Il faut faire confiance à la jeunesse, lui permettre d’investir, de créer, d’inventer, de travailler, gagner sa vie pour vivre. »

Boualem, scolarisé en Algérie, pense qu’il faut « réformer l’éducation en revenant à un système bilingue, enseigner le français et l’anglais. Le niveau des élèves est très faible et cela est dû à la politique d’arabisation. Il s’agit de remettre à plat le système éducatif et l’adapter aux enjeux de la mondialisation ».

Ramzy, 24 ans, a vécu à Batna en Algérie, avant de finir ses études et trouver un travail en France, « parce que le niveau des études touchait le fond ». Pour lui, « une meilleure éducation permet un meilleur esprit critique. L’Algérie doit avoir un nouveau souffle, un souffle jeune et éduqué ». Aicha explique que « l’instruction est la clé de la réussite ; il faut favoriser des formations pour que les jeunes aient un métier stable ».

Améliorer le système de santé

Pour Meriem, le Ministère de la Santé doit « prendre au sérieux les problèmes dans les structures médicales : matériels, formation, organisation, pénurie d’hôpitaux, déserts médicaux. Actuellement, c’est une anarchie totale. La gestion des priorités est indispensable : la construction d’une des plus grandes mosquées au monde a été décidée alors que le pays manque cruellement d’hôpitaux, c’est effrayant. »

Changer les mentalités, revoir la place de la femme et le rapport au religieux

Pour Lilia, « les mentalités doivent changer ». Dans la même idée, Samir qui est français d’origine algérienne et qui se rend en Algérie deux fois par an, précise : « la seule solution est une remise en question du peuple sur sa façon de se comporter et de réfléchir. Le peuple algérien, dans sa majorité, est trop fier pour se remettre en question ».

Meriem qui est née à Alger il y a 30 ans et vit en France, suit les événements de très près via les réseaux sociaux. Elle est « fière et heureuse de voir les citoyens briser le mur de la peur et du silence de manière pacifique. » Pour elle, il faut améliorer « la place de la femme dans la société. Elle est plus qu’opprimée, elle fait l’objet de violences verbales et physiques dans les rues au quotidien. Il faut mettre en place des lois pour la protection de la femme. »

Belson, lui, pense qu’il faut « combattre l’influence religieuse, en donnant la place aux mouvements modernes, et lutter contre la pensée islamique radicale et totalitaire. Cela passe par la réforme du système éducatif pour renforcer la conscience envers les idées religieuses. » Dans le même esprit, Sarah, Algérienne de 26 ans dont toute la famille est en Algérie, estime que « la laïcité est importante. Pour faire évoluer le pays, il faut une séparation de la religion et de l’Etat ».

Béziers: Faute de personnel pour les transférer au tribunal, deux détenus ont été libérés

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Deux hommes, en détention provisoire à la prison​ de Béziers (Hérault), ont été remis en liberté, faute de personnel pour les transférer au tribunal correctionnel de Narbonne (Aude), où ils devaient être jugés en comparution immédiate, rapporte Métropolitain.

Les deux détenus avaient été interpellés le week-end dernier sur l’autoroute A9, dans l’Aude, en possession d’une trentaine de kilos de cannabis.

Ils ont refusé une comparution par visioconférence

Par manque de personnel pénitentiaire pour les escorter jusqu’au palais de justice, une comparution par visioconférence leur a été proposée. Ils l’ont refusée.

Les deux hommes ont donc été libérés de la maison d’arrêt, avec une convocation à s’expliquer devant la justice prévue au mois d’avril.

Dentifrice, gels douche… sont soupçonnés de favoriser la résistance des bactéries aux antibiotiques

dentifrice

On en trouve dans la plupart des dentifrices, les bains de bouche, les gels douche, les cosmétiques, et même dans certains jouets pour bébé. Le Triclosan, un puissant agent antibactérien, est largement utilisé par les industriels dans les produits d’hygiène et de beauté.

Dans les années 1970, il était utilisé comme agent anti-infectieux dans les gels désinfectants utilisés par les chirurgiens. Au fil des années, son usage s’est progressivement étendu aux produits d’hygiène destinés au grand public, un phénomène qui inquiète les autorités sanitaires depuis plusieurs années, rappelle Pourquoi Docteur.

Un agent soupçonné de favoriser l’antibiorésistance

Une étude de l’Université Washington de Saint-Louis, récemment publiée dans la revue Antimicrobial Agents & Chemotherapy, pointe les dangers de cette substance : le Triclosan contribuerait à aggraver la résistance des bactéries aux antibiotiques. Plus grave encore, cette résistance concernerait également les bactéries responsables de troubles courants, comme les infections urinaires ou les affections respiratoires.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont cherché à mesurer à quel point cette substance limitait la capacité de l’organisme à répondre à un traitement antibiotique. Dans un premier temps, ils ont donc traité avec des antibiotiques des cellules bactériennes exposées au Triclosan. Verdict : ils ont constaté que de nombreuses cellules survivaient au traitement.

« Le système immunitaire est dépassé »

« Normalement, une cellule sur un million survit aux antibiotiques, et un système immunitaire en bon état peut la contrôler, analyse le professeur Petra Levin. Mais le Triclosan a modifié ce nombre de cellules. Au lieu d’une bactérie survivante sur un million, un organisme sur dix survit après 20 heures. Maintenant, le système immunitaire est dépassé ». Une seconde expérience, réalisée sur des souris, a abouti aux mêmes résultats : les souris malades traitées au Triclosan n’étaient pas réceptives au traitement antibiotique.

D’autres recherches devront être menées avant de pouvoir affirmer de manière définitive que le Triclosan interfère avec les traitements antibiotiques. Mais les chercheurs américains espèrent que ces premiers résultats serviront d’avertissement, afin de « repenser l’importance des antimicrobiens » dans les produits de grande consommation.

Le limiteur de vitesse pourrait devenir obligatoire d’ici 2021

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  • « Le limiteur automatique de vitesse sera obligatoire d’ici deux ans dans votre voiture » : cette inquiétude est relayée par différents internautes sur Facebook et des sites spécialisés dans l’automobile.
  • Une affirmation qui se base sur le communiqué d’un député européen, qui évoque un potentiel déploiement de différentes mesures de sécurité automobiles (dont celle-ci) au sein de l’UE.
  • Le Parlement européen confirme à 20 Minutes que cette obligation devrait devenir « vraie » à condition que la proposition de loi soit adoptée lors du futur vote des députés.

« Le limiteur automatique de vitesse sera obligatoire d’ici deux ans dans votre voiture !!!!!!!! » Ce cri d’alarme, signé du site « Roulez libre » dans un article en date du 25 février, est relayé par différentes pages Facebook consacrées à l’actualité automobile ou aux droits des conducteurs. Il s’appuie sur un communiqué du député socialiste européen Marc Tarabella, en charge de la Protection des consommateurs européens, de l’Agriculture et de l’Égalité des genres.

« Malgré un chiffre qui diminue d’année en année, le nombre de victimes sur les routes européennes est encore bien trop élevé. Depuis plusieurs mois, nous travaillons sur un texte qui permettrait de sauver 25.000 vies sur 16 ans et de diminuer de près de 140.000 le nombre de blessures graves. Parmi les mesures que nous voterons : l’adaptation intelligente de la vitesse, la surveillance de la somnolence du conducteur et d’autres instruments visant à limiter les blessures lors des collisions avec des piétons et des cyclistes, et ce pour tous les nouveaux véhicules » affirme-t-il ainsi dans ce texte, dont les grandes lignes ont notamment été reprises par le média Sudinfo.be, lui-même cité par « Roulez libre ».

A ce stade, cette mesure doit toutefois encore être votée pour devenir effective et ainsi rendre obligatoire la présence à bord de cette technologie de contrôle « intelligent » de la vitesse, recommandée par la Sécurité routière depuis plusieurs années.

FAKE OFF

« Ca devrait être vrai si la proposition de loi, qui a été validée à une très large majorité en commission de travail début février, est adoptée lors de l’assemblée plénière avec les députés au cours de la suite du processus législatif, qui aura probablement lieu en avril », confirme à 20 Minutes le Parlement européen.

« Globalement les groupes politiques sont d’accord avec ce principe donc il devrait logiquement être adopté. Une fois le vote validé, les Etats européens disposent de 24 mois pour se mettre en conformité avec le texte, s’ils ne le déploient pas avant », précise en outre l’institution, ce qui situerait l’entrée en vigueur de la mesure à l’horizon 2021.

Le Parlement européen précise : « Le texte prévoit que la technologie ne sera pas désactivable par l’automobiliste et il offre par ailleurs une marge de manœuvre sur la nature exacte du dispositif aux constructeurs, prévenus en amont depuis des années afin qu’ils puissent s’adapter ». Avec une priorité : s’assurer que ce changement n’entraîne pas de « surcoût » pour les automobilistes.

En France, depuis le 1er janvier 2004, l’Etat est censé équipe tous ses nouveaux véhicules de limiteurs de vitesse, comme le rappelle la Sécurité routière.

Une petite fille , un destin , La petite Yézidie aux yeux bleus : « Je me demande ce qu’elle est devenue « 

Une tignasse blonde et des yeux limpides qui vous regardent en face : on n’oublie pas facilement le portrait de cette jeune Yézidie photographiée en août dans le village de Fishkabur, à la frontière irako-syrienne, alors que son peuple fuyait les exactions de l’État islamique.

Qu’est devenu cette petite fille Yésidi blonde aux yeux bleues dans les serres abominables des tenants d’un islam plus que satanique ?

petite yésidi

Youssef Boudlal, l’auteur du cliché, raconte sur le blog The Wider Image de l’agence Reuters l’histoire de cette image qui a fait le tour du monde. « Je me souviens bien de la scène. C’était le jour de mon arrivée à Fishkhabour. Choqués, le visage brûlé par le soleil, des hommes, des femmes et des enfants aux vêtements maculés de saletés bravaient une température de 45 degrés, attendant patiemment l’aide des Kurdes locaux. »

« Mon attention s’est d’abord portée sur un groupe de femmes assises par terre », continue le photojournaliste marocain. « Puis j’ai remarqué la petite fille. J’ai pris une photo d’elle, elle m’a vu, m’a offert un sourire. Je l’ai photographiée à nouveau, cette fois-ci avec sa mère. »

J’étais fasciné par sa beauté sauvage dans cette situation dramatique. Il y a de l’intensité, de la détresse et de la tristesse dans son regard.
Je sais qu’elle a six ans, parce que je me suis renseigné auprès de sa mère, mais je n’ai hélas pas demandé son nom. La famille arrivait de la ville irakienne de Sinjar, fuyant les hommes de l’État islamique. »
« C’était non seulement triste de voir cette enfant, mais aussi de voir les centaines d’autres personnes qui étaient sales, épuisées et assises au milieu des ordures sous cette chaleur », confie Youssef Boudlal. « Je me demande ce que ressentent ces gens, qui ont parcouru des kilomètres dans les montagnes en emportant seulement quelques affaires. »

« J’aimerais beaucoup revoir la petite fille blonde », conclut le photographe. « Je me demande ce qu’il va advenir d’elle. Et de tous les autres. »

Autour de cette image : le calvaire des Yézidis

« Génocide. » C’est le terme employé en octobre par Ivan Simonovic, secrétaire général adjoint de l’ONU, pour décrire ce qu’encourent les Yézidis face à un État islamique qui extermine ceux qui ne se convertissent pas.

Des Yézidis fuient leur bastion de Sinjar, en Irak, au mois d’août (R.Said/Reuters)

La source de la foi des Yézidis remonte jusqu’au mazdéisme, une religion de la Perse antique, ce qui leur vaut aujourd’hui d’être considérés par les djihadistes comme des adorateurs du diable.

Pour cela, en plus de massacrer les hommes yézidis, Daesh réduit en esclavage les femmes et les enfants qui tombent entre leurs mains. « Des centaines de femmes et de jeunes filles yézidies voient leur vie brisée par les horreurs de la violence sexuelle et de l’esclavage aux mains de l’EI », dénonce Amnesty International dans un rapport publié le 23 décembre.

Beaucoup d’esclaves sexuelles sont mineures – des filles âgées de 14, 15 ans ou même plus jeunes. Les combattants de l’EI utilisent le viol comme une arme lors d’attaques qui constituent des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », condamne l’ONG.