Bellamy, Wauquiez : cette droite ne peut que perdre ou trahir

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Plutôt Juncker qu’Orban, plutôt du côté d’Emmanuel Macron que de celui de Marine le Pen. C’est ce que François-Xavier Bellamy, la tête de liste LR aux élections européennes, a confié aux journalistes de l’association Europresse. Depuis le début de la campagne, il refuse d’afficher une éventuelle proximité avec la seule droite qui progresse en Europe.

Selon ses dires, il aurait même trouvé stimulant le projet du candidat Macron. Qui se souvient du lancement d’En Marche à base de guimauve et de bons sentiments saura se faire un avis sur les goûts politiques de Bellamy. Sans compter qu’après la mobilisation inédite des Gilets jaunes et la défiance généralisée à l’égard du gouvernement au sein de la population, une telle déclaration est absurde tactiquement en plus d’être complètement niaise.

Quand Bellamy dit qu’il veut défendre les frontières extérieures de l’Europe, objectif louable, comment peut-on le croire lorsque dans le même temps il torpille Orban ? Il s’agit pourtant bien du seul homme d’État européen avec Matteo Salvini à avoir concrètement arrêté la déferlante migratoire. Pour se justifier, il déplore les attaques ad hominem qu’aurait subi le président de la Commission. En revanche, le feu roulant pratiqué par toute l’artillerie médiatique et politique européenne depuis des années à l’endroit du président hongrois ne semble pas l’émouvoir.

Il faut toutefois reconnaitre que l’application des propositions des Républicains sur l’immigration serait un pas dans la bonne direction même si elles sont encore et toujours plus tendres que celles contenues dans le programme du RPR de 1990. Mais qui peut croire qu’un Bellamy ou un Wauquiez auront le courage de les mettre en œuvre une fois élus ? Charles Pasqua avait prévenu : « Les promesses des hommes politiques n’engagent que ceux qui les reçoivent ». Depuis les renoncements de Nicolas Sarkozy il n’y a plus grand monde pour croire en celles de LR.

Quand Bellamy dit refuser une alliance avec le Rassemblement national à cause de ses positions philosophico-économiques, c’est qu’il place l’immigration et l’islamisation au second rang, au moins, de ses préoccupations. C’est pourtant à l’heure de l’explosion démographique de l’Afrique la question centrale pour l’avenir de la France et de l’Europe. Soit il ne l’a pas compris, soit il s’en fiche, dans les deux cas il est déjà prêt à trahir les propositions à demi-rigoureuses de LR en la matière.

Pour la droite, les élections et les candidats se suivent et se ressemblent. Bellamy comme Fillon avant lui n’a pas l’étoffe pour relever le défi majeur que pose l’immigration de masse à la France et à l’Europe.

Jean-David Cattin

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Des policiers visés par des «bombes d’excréments» durant la manifestation des Gilets jaunes à Marseille et à Montpellier.

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Trois policiers ont été la cible de sacs remplis d’excréments ce samedi 2 mars à Marseille, au cours de la manifestation des Gilets jaunes pour l’acte XVI. Des faits qui se sont également produits à Montpellier.

De nombreux messages appelant à la fabrication de « bombes d’excréments » avaient été diffusés sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, au cours de la semaine comme nous l’avions évoqué.

À Marseille ce samedi, trois policiers de la BAC nord ont été visés par des sacs remplis d’excréments a expliqué le syndicat Alliance par la voix de son Secrétaire général adjoint de la région PACA, Rudy Manna.

Plusieurs policiers de la Bac Nord de Marseille ont reçu des jets d’excréments ce samedi. (DR)

« Jamais ils n’ont été aussi humiliés ! »

« Ils en avaient dans les cheveux, sur les chaussures, ils ont dû jeter leurs fringues. Jamais, m’ont-ils dit, ils n’ont été aussi humiliés ! » a-t-il expliqué à La Provence. « Et comme c’était vraiment une après-midi de merde, les douches ne marchant pas au commissariat Nord, ils ont dû se nettoyer à l’eau glacée dans le garage… » a ajouté le syndicaliste.

« Un fonctionnaire de la BAC Marseille a été blessé au coude par un projectile rempli d’excréments » a annoncé de son côté la préfecture de police.

Jets d’excréments et cocktail Molotov à Montpellier

Des faits qui se sont également produits à Montpellier où là aussi, des policiers ont reçu des jets d’excréments. De nombreux incidents ont éclaté au cours de la manifestation, trois policiers ont été blessés par le jet d’un cocktail Molotov.

le cantonnement de la CRS 47 attaqué par une quarantaine d’individus.

Nuit de violences urbaines après un accident mortel

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Un accident mortel s’est produit à Grenoble (Isère) ce samedi soir vers 23h00, deux jeunes sur un scooter ont percuté un autocar et ont été tués sur le coup. Des violences urbaines ont alors éclaté durant le reste de la nuit. Le cantonnement de la CRS 47 a été attaqué et des véhicules ont été incendiés.

La nuit a été longue pour les policiers et les sapeurs-pompiers de Grenoble. Deux jeunes de 17 et 19 ans qui circulaient sur un scooter, ont percuté un autocar sur le pont de Catane dans des circonstances qui restent à éclaircir. Les deux véhicules roulaient dans la même direction.

Selon Le Dauphiné, le scooter était suivi par un véhicule de police après avoir été repéré par une autre patrouille plus tôt dans la soirée. Le conducteur avait commis de nombreuses infractions routières. Par ailleurs, les deux individus sur le deux-roues ne portaient pas de casque.

Les secours n’ont rien pu faire pour sauver les deux victimes qui ont été déclarées mortes sur place par le médecin du SMUR.

Véhicules et poubelles incendiés

Des violences urbaines ont alors éclaté tout au long de la nuit dans le quartier du Mistral. Une dizaine de véhicules ainsi que plusieurs poubelles ont été incendiés au cours de la nuit. Les sapeurs-pompiers étaient à chaque intervention, escortés par la police afin qu’ils ne soient pas pris pour cible.

Un feu a également été allumé dans le hall de l’Institut de formation sanitaire et sociale précise le quotidien régional.

Le cantonnement de la CRS 47 attaqué

Selon nos informations, une quarantaine d’individus ont attaqué le cantonnement de la CRS 47, qui se situe à proximité de la cité Paul Mistral.

Des renforts de police de la commune, mais également des BAC (brigades anti-criminalité) de Lyon et de Vienne sont arrivés vers minuit et ont fait usage de Lanceurs de balles de défense (LBD 40) et de grenades lacrymogènes pour faire reculer les assaillants qui caillassaient les fonctionnaires.

Les policiers de la CRS 28 de Montauban qui avaient travaillé toute la journée sur la manifestation des Gilets jaunes ont également été sollicités au cours de la nuit pour faire face à ces individus.

Les violences se sont ensuite poursuivies sur l’avenue Rhin-et-Danube où une centaine d’assaillants ont caillassé les forces de l’ordre, qui ont aussi reçu une dizaine de cocktails Molotov.

Le calme n’est revenu qu’en fin de nuit, après 4 heures du matin.

«Gilets jaunes» à Toulouse: Gazé en plein visage, un manifestant en fauteuil veut porter plainte

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Un « gilet jaune » toulousain en fauteuil cible de gaz lacrymogène lors de la manifestation du 2 mars. — Capture écran Facebook M. Pnose

Il compte déposer plainte. Samedi, en fin de manifestation, un « gilet jaune » toulousain en fauteuil roulant quitte le cortège de l’acte 16.

Sur une vidéo postée sur Facebook, on le voit échanger avec un membre des forces de l’ordre qui tient un objet à la main, avant que celui-ci se retourne et lui envoie en plein visage un jet de gaz lacrymogène.

Les témoins de la scène ont expliqué que l’homme en fauteuil cherchait à récupérer son masque de protection.

Joint par France 3 Occitanie, le « gilet jaune » a expliqué que, fatigué, il voulait juste rentrer chez lui, « pacifique, sans violence » et que la réaction du policier va le pousser à déposer plainte.

 

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Grenoble: nouvelles émeutes après le décès de deux  » jeunes  » à scooter…

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  • Deux jeunes de 17 et 19 ans sont décédés à scooter dans la nuit de samedi à Grenoble, alors qu’ils étaient poursuivis par la police.
  • Ce drame a entraîné des émeutes durant toute la nuit dans le quartier Mistral de Grenoble où ils habitaient.
  • Ce dimanche est marqué par l’ouverture d’une information judiciaire, mais aussi par des tensions restant vives depuis le début de la soirée à Grenoble.

Grenoble ne semble pas sur le point de s’apaiser ce dimanche. Au lendemain du décès à scooter de deux jeunes de 17 et 19 ans, poursuivis par la police, les tensions restent toujours vives dans leur quartier Mistral. Après une première nuit d’émeutes, où une caserne de CRS a notamment été prise pour cible (aucune interpellation), les forces de l’ordre restaient mobilisées car l’appel au calme du maire écologiste de la ville Éric Piolle ne semble pas avoir d’effet. De nouveaux incidents, comme des incendies de véhicules et la dégradation de mobilier urbain sont en cours ce dimanche depuis 20 heures dans le quartier, indiquent les pompiers.

« Des jeunes du quartier ont vu ce qu’il s’est passé et ils ont le sentiment d’une bavure policière. C’est de là que vient toute cette tension », estime Hassen Bouzeghoub, directeur du centre socioculturel du quartier. D’après lui, la plus jeune des victimes était scolarisée au lycée et l’autre travaillait dans un commerce avec son père. Les deux ados étaient connus des services de police pour des faits de petite délinquance.

Le procureur a reçu « les pères, les oncles et une sœur des deux jeunes »

Une information judiciaire a été ouverte ce dimanche pour éclaircir les circonstances dans lesquelles les deux jeunes Grenoblois, qui circulaient sans casque sur un scooter de grosse cylindrée volé et dépourvu de plaques, ont trouvé la mort en percutant un car, tandis qu’un véhicule de la brigade anticriminalité les suivait. Le parquet évoque pour l’heure « un accident », alors que l’idée d’une « bavure » prévaut donc dans le quartier Mistral où vivaient les deux jeunes.

« Vous pouvez écrire que la police est responsable de leur mort », a lancé à un journaliste de l’AFP une proche des victimes, les yeux rougis, ce dimanche en début de soirée, en sortant du palais de justice de Grenoble, où le procureur Éric Vaillant a reçu « les pères, les oncles et une sœur des deux jeunes » durant plus d’une heure.

Les forces de l'ordre sont toujours mobilisées, ce dimanche, dans le quartier Mistral à Grenoble. JEAN-PIERRE CLATOT
Les forces de l’ordre sont toujours mobilisées, ce dimanche, dans le quartier Mistral à Grenoble. JEAN-PIERRE CLATOT – AFP

« Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres »

Lors d’une conférence de presse, le magistrat a écarté, en l’état d’une enquête « qui ne fait que débuter », tout choc entre le véhicule de la police qui suivait les deux jeunes et le scooter. « J’ouvre une information pour recherche des causes du décès. Je ne vise aucune infraction commise par les uns ou les autres », a-t-il insisté.

Les premières investigations s’appuient notamment sur les images d’une caméra de vidéosurveillance, qui montre la scène « de façon assez vague », et le témoignage du chauffeur de l’autocar qui transportait une équipe de football de l’agglomération. Le drame est survenu vers 22h30 autour d’un pont et d’une bretelle d’autoroute.

Une intervention des policiers « totalement justifiée » d’après le parquet

Ayant aperçu le scooter dans son rétroviseur, suivi d’un véhicule de police, le conducteur du bus, dont les tests d’alcoolémie et aux stupéfiants se sont avérés négatifs, affirme avoir serré à droite pour les laisser passer. A ce moment-là, les deux jeunes tentaient, eux, de le doubler par la droite et ils se sont retrouvés coincés contre le parapet, selon le procureur. Plus tôt dans la soirée, un scooter similaire avait été signalé pour des infractions routières, avant la course-poursuite fatale.

Pour les enquêteurs, il s’agit du même scooter, « mais le lien n’est pas encore totalement avéré ». Pour autant, l’intervention des policiers était « totalement justifiée », d’après le parquet. Ils n’auraient pas suivi les deux jeunes « s’ils n’avaient pas mis les autres usagers de la route en danger, en brûlant des feux rouges, en roulant sur le trottoir, et ce à vive allure ».

Cyberharcelé(e)s: Chantal Perrichon , autophobe, liberticide. castratrice…

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  • Depuis 2010, Chantal Perrichon, présidente de la Ligue contre la violence routière, reçoit des flopées de mails insultants et menaçants, elle est insultée sur les réseaux sociaux et des pages de sites Internaute véhiculent des fake news sur elle.
  • Dès qu’elle commente une nouvelle mesure de sécurité routière dans les médias, les « corbeaux du we » se mettent en action pour tenter de la déstabiliser.
  • Malgré l’inquiétude qui ne la quitte pas, cette femme de conviction ne compte pas lâcher son combat.

 

Logo de la série prispourcible

Tout le monde connaît Chantal Perrichon, la présidente de la Ligue contre la violence routière, pour ses prises de position médiatiques. Mais rares sont ceux qui savent qu’elle est cyberharcelée. Son témoignage rejoint notre série « Pris pour cible » sur les persécutions en ligne. A travers ces expériences individuelles, 20 Minutes souhaite explorer toutes les formes de harcèlement en ligne qui, parfois, détruisent des vies. Chaque semaine, nous illustrerons, à l’aide d’un témoignage, une expression de cette cyber-violence.

 

« Dans notre société, dès qu’on bénéficie d’une petite notoriété, on devient une cible sur Internet. Car certains ne se sentent exister qu’en s’attaquant à des personnes connues. Pour moi, le cauchemar a commencé en 2010, lorsque les sénateurs et les députés ont voté un assouplissement des délais pour récupérer les points de permis de conduire perdus, avant que le gouvernement de l’époque ne reprenne la main sur ce dossier.

Cette décision avait été saluée par les associations d’automobilistes, mais fustigée par les défenseurs de la sécurité routière. J’étais montée au créneau dans les médias pour expliquer que l’affaiblissement du permis à points allait faire remonter la mortalité routière. Ça a déclenché une flopée de mails injurieux et de menaces, envoyées sur la messagerie de la Ligue contre la violence routière et qui me visaient directement. J’étais écœurée et je ne comprenais pas. La sécurité routière, c’est un sujet de santé publique. Comment expliquer que cela suscite une telle violence chez des gens qui ne partagent pas mon point de vue ?

« Il n’y a qu’un pas entre le verbe invectif et le passage à l’acte violent »

Même chose un an plus tard, quand je me suis prononcée en faveur de l’interdiction des avertisseurs de radars annoncée par le gouvernement. Aux mails agressifs, se sont ajoutés les appels à me faire la peau sur les réseaux que je qualifie d’« asociaux ». C’était tellement violent que Matignon s’en est inquiété et m’a proposé une surveillance policière lors des conférences que je donnais. Car les « réseaux asociaux » favorisent la rupture de digues pour l’autocensure.Des lors, il n’y a qu’un pas entre le verbe invectif et le passage à l’acte violent.

A chaque nouvelle mesure de sécurité routière qui va déplaire aux conducteurs, dès que je suis invitée sur plateau télévision ou sur une radio pour la commenter, c’est la même rengaine. Les cyber attaques redoublent. Exemple : avec l’obligation pour les employeurs de dénoncer leurs salariés auteurs de délits routiers. Et lors du passage à 80 km sur le réseau secondaire, une foultitude de mails délirants et agressifs ont été postés à mon attention. La haine suinte en permanence sur les réseaux asociaux. Les « invitations » à me fracasser se sont multipliées. On m’accuse d’être autophobe, motophobe, liberticide. Et comme je suis une femme, je suis forcément castratrice ! Il y a même des pages entières de sites ou de blogs qui véhiculent des infox sur moi. On dit que je ne conduis jamais, que j’ai une Rolls avec chauffeur, que je reçois des sommes faramineuses du gouvernement, alors que je suis bénévole ! Sans compter les photos montages, comme celui où j’apparais vêtue d’un costume de djihadiste avec un poignard à la main. Certains sites se font héberger aux Honduras et aux Etats-Unis pour essayer de se protéger des recherches effectuées par la police.

« Doit-on vivre debout ou à genoux face à ceux qui font l’apologie de la destruction ? »

Du coup, me protéger de toute cette bassesse, on a mis des dispositifs en place. Désormais, je ne lis plus directement les messages adressés à l’association. Mes camarades de La ligue contre la violence routière filtrent tous les messages que je reçois. D’autant que pour continuer à intervenir dans les débats et répondre aux polémiques, il faut que mon esprit soit libre et que je ne subisse aucune pression. Et quand ils estiment que ça va vraiment trop loin, ils m’incitent à porter plainte. Je l’ai déjà fait trois fois. La première fois, l’enquête de police a finalement conduit à un procès. Il s’agissait d’un technicien bien intégré dans la société qui sévissait à mon égard sur Internet, en employant plusieurs identités. Au procès, il a tenté de se dédouaner, en expliquant qu’il ne m’en voulait pas personnellement et qu’il avait « pété les plombs » à cause de sa dépression. Il a été condamné certes à me rembourser mes frais de justice, mais je n’avais même pas demandé de dommages et intérêts. Car ce n’est pas ce qui compte pour moi. Ce que je veux c’est que ces personnes soient sanctionnées et je souhaite la levée de l’anonymat sur les réseaux asociaux. Car il faut que leurs proches sachent à qui ils ont à faire. A des corbeaux qui jouissent de leur entre soi haineux.

Ma famille a souvent peur pour moi et je vis avec un perpétuel sentiment d’inquiétude. D’autant que depuis deux mois, je suis aussi harcelée au téléphone car mon numéro a été diffusé sur Facebook en incitant à l’appeler. Lorsque le téléphone sonne, je ne décroche plus jamais directement. J’attends d’écouter mes messages pour rappeler. Mais il est hors de question que j’arrête mon combat à cause de pleutres. Doit-on vivre debout ou à genoux face à ceux qui font l’apologie de la destruction ? La cause que je défends est juste et dans la rue, les gens m’arrêtent souvent pour me dire « ne lâchez rien ». La voix de tous ceux qui nous appellent après un drame et ces soutiens lors de rencontres imprévues justifient le fait que jamais je ne capitulerai face à la lâcheté ».

Retrouvez tous les épisodes de la série,  ici.

20 secondes de contexte

L’idée de cette série n’est pas arrivée par hasard. Le Web déborde d’histoires de cyber-harcèlement, les raids numériques se multiplient ces dernières années. Nous entendons parler de ce phénomène Internet dans la presse à travers les histoires de Nadia Daam, Nikita Bellucci ou, plus récemment, de Bilal Hassani, mais ils sont nombreux, moins célèbres, à en avoir été victimes. Nous avons voulu leur donner la parole pour faire connaître cette réalité qui a, parfois, brisé leur vie. Notre idée : donner corps aux différentes formes de violences en ligne et montrer qu’il n’existe pas des profils type de harceleur ni de vraiment de victime.

De semaines en semaines, nous avons réussi à sélectionner des témoignages à l’aide du bouche-à-oreille, d’appels sur Twitter et sur notre groupe Facebook 20 Minutes MoiJeune. Et ce n’est pas toujours facile de tenir le rythme d’une interview par semaine, même à trois journalistes. Nous devons évaluer chaque récit en fonction de sa pertinence et, parfois, de sa crédibilité. Mais, nous laissons toujours la liberté aux victimes de témoigner à visage découvert ou de garder l’anonymat pour ne pas donner une nouvelle occasion aux cyber-harceleurs de s’en prendre à elle.

Syrie: Un déluge de feu s’abat sur le dernier bastion de Daesh

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Des combattants volontaires à proximité du village de Baghouz, en Syrie, le 14 février 2019. — DELIL SOULEIMAN / AFP

Des forces arabo-kurdes soutenues par la coalition internationale antijihadistes ont déversé dimanche un déluge de feu sur la dernière poche du groupe Etat islamique (EI) en Syrie, cherchant à asséner le coup de grâce à son « califat » autoproclamé il y a près de cinq ans.

Après l’évacuation de milliers de civils ces derniers jours, les Forces démocratiques syriennes (FDS) sont reparties vendredi à l’offensive contre les combattants de Daesh, retranchés dans une poche du village de Baghouz, dans la province de Deir Ezzor, aux confins orientaux de la Syrie.

Des tirs sans interruption

Après avoir reconquis l’immense majorité du village, les combattants kurdes et arabes ont acculé les djihadistes dans ce réduit, où la coalition internationale emmenée par Washington a repris ses raids aériens.

A environ 400 mètres de la ligne de front, on pouvait entendre sans interruption les tirs d’artillerie et le crépitement des armes. Des nuages de fumée noire et grise, provoqués par les frappes, flottent au dessus du secteur visé, composé de quelques pâtés de maisons accolées à un campement informel près du fleuve de l’Euphrate.