Trahison : Drouet-Nicolle-Ludosky solidaires des racailles de Grenoble !

DrouetNicolleLudosky

On le sentait venir de loin, et les événements de Grenoble ont permis de mettre bas les masques. Alors que le mouvement des Gilets jaunes, au départ, était populaire, avec des patriotes qui chantaient la Marseillaise et déployaient le drapeau bleu-blanc-rouge, petit à petit, l’influence gauchiste, puis islamo-gauchiste a commencé à faire des dégâts dans le mouvement. Et ce soir, suite à la quatrième nuit d’émeute, à Grenoble, Éric Drouet et Maxime Nicolle tombent définitivement le masque, que Priscillia Lodosky avait déjà tombé quelques jours auparavant.

Nous considérons que le seul discours Gilet jaune possible, sur les événements de Grenoble, était celui tenu, ce midi, lors de sa vidéo du jour, par notre fondateur, Pierre Cassen.

Certes, celui-ci n’a jamais aspiré à jouer le moindre rôle dans ce mouvement. Il se contente, depuis le début, d’y être présent, d’aller sur des barrages, et de soutenir les manifestants. Et cela dès le premier jour, ce qui donne du poids à sa parole. Soulignons que ce 17 novembre, il n’y avait, mis à part le RN et DLF, aucun mouvement politique, aucune organisation syndicale, qui soutenaient les GJ, au contraire, ils les traitaient de fachos. Depuis le début du mouvement, il suffit d’aller sur les chaînes vidéo de Riposte Laïque pour constater que notre soutien a été permanent, que cela soit sur la chaîne Riposte Laïque, ou sur la chaîne Riposte Laïque 2.

https://www.youtube.com/watch?v=3rtamno8dwY

Sur l’affaire de Grenoble, Pierre défend la police, et explique la différence de traitement des politiques et des journalistes, qui haïssent les Gilets jaunes, les insultent régulièrement, les considèrent comme des gens violents, mais protègent des racailles de banlieue, multirécidivistes, qui avaient volé un scooter, conduisaient sans casque, mettaient en danger la vie d’autrui, et se sont tués tout seuls. Tout simplement parce que les racailles, comme les gauchistes, font partie du système Macron, pour intimider les patriotes et discréditer leur mouvement. Pierre démontre le deux poids deux mesures, et confond politiciens et journalistes devant leur silence, face à quatre jours d’émeute, des CRS attaqués au cocktail Molotov et une école d’infirmières brûlée.

Il aurait pu préciser que, depuis trois mois, les seules personnes des banlieues qu’on a vues, à de rares exceptions, étaient celles qui venaient à la nuit tombée, pour pourrir le mouvement ou vandaliser les boutiques.

C’est une toute autre partition que nous joue ce soir Éric Drouet. Est-ce l’influence du rappeur Ramous, que Christine Tasin avait soulignée (et qui avait menacé la présidente de Résistance républicaine d’une plainte), qui amène l’un des Gilets jaunes les plus influents à tenir ce discours hallucinant de soutien aux deux jeunes racailles et à leur famille, qui nient qu’ils soient des délinquants, et de condamnation de policiers qui, cette fois, ont fait leur travail.

http://resistancerepublicaine.eu/2019/01/13/que-fait-eric-drouet-avec-le-rappeur-islamo-ramous-qui-ferait-fermer-les-comptes-facebook-des-gj/

Camarade Drouet, un porte-parole reconnu des Gilets jaunes n’a pas le droit de renvoyer dos à dos des racailles multirécidivistes qui ont volé un scooter et refusé de s’arrêter quand les policiers le leur ont demandé, avec les centaines de milliers de Gilets jaunes pacifiques qui, depuis le début, sont agressés par les forces de l’ordre de Castaner. En faisant ce parallèle dégueulasse et insultant, Drouet discrédite l’ensemble du mouvement, et montre qu’il n’a rien compris aux aspirations des Gilets jaunes de base, qui veulent vivre de leur travail, payer moins d’impôts et moins de taxes. Ils ne veulent surtout pas voir leur quotidien pourri par des racailles qui n’ont rien de commun avec eux, sont des parasites, et coûtent cher au budget de la France, et aux Gilets jaunes qui le financent.

Dans la même ligne que Drouet, l’ineffable Maxime Nicolle, que nos contributeurs Frédéric Sroussi et Georges Colléter avaient déjà épinglé pour son antisionisme et son islamophilie, se sent obligé, avec une orthographe proche de celle de Drouet, d’en remettre une louche. Honteux et lamentable !

https://ripostelaique.com/maxime-nicolle-gilet-jaune-et-islamo-gauchiste.html

https://ripostelaique.com/pourquoi-maxime-nicolle-parle-du-sionisme-et-pas-de-lantisemitisme-musulman.html

L’imposture est claire. Les porte-paroles Gilets jaunes tombent dans les piège des islamogauchistes, qui racontent que les violences subies par les GJ sont les mêmes que celles subies par les « djeunes » de banlieue. Or, cela n’a rien à voir. Les banlieues islamisées sont des zones de non-droit, non pas à cause de la violence policière, mais parce que dealers et islamistes, souvent les mêmes, y font la loi, et ne veulent plus voir les symboles de la République, dont la police, y faire la loi. Faut-il rappeler les agressions de nos pompiers, de nos facteurs ou de nos médecins, pour montrer combien cette mise en parallèle est sordide.

Aucun Gilet jaune de base ne peut accepter une telle bouillie, qui revient à désarmer la police, à laisser les racailles faire la loi, et à voler impunément des scooters que des personnes ont payé cher, travaillant dur pour se les offrir. La base des Gilets jaunes est celle des travailleurs et des retraités souvent modestes, mais avec des valeurs saines. Ils revendiquent de vivre du fruit de leur labeur, et ne peuvent s’identifier aux trafics quotidiens de ceux qui vivent des aides publiques (payées par les GJ) et de leurs rapines.

Faut-il rappeler que nous sommes totalement dans la continuité du rassemblement d’Argenteuil, où, en présence de Jérôme Rodrigues, qui n’avait pas paru choqué, trois cents islamo-gauchistes avaient renvoyé dos à dos les événements de 2005, autrement dit la vandalisation de la France par les jeunes des banlieues islamisées, avec le soulèvement des Gilets jaunes ? Comme si la révolte contre les augmentations de l’essence de la France profonde, oubliée depuis quarante ans au profit des banlieues et de tous les milliards qui y ont été déversés, avait un rapport avec l’embrasement criminel de jeunes qui ont vandalisé tous les symboles de la République, et causé la mort de six innocents.

Certes, à notre connaissance, elle ne s’est pas encore exprimée sur Grenoble. Mais faut-il rappeler l’entretien amical de Priscillia Ludosky avec la sœur d’Amara Traoré, qui, à la tête de tout ce qui représente l’anti-France, multiplie, avec en arrière-plan la clique de Rokhaya Diallo et celle de Houria Bouteldja, les discours racialistes de haine contre notre pays et notre police. Pourtant, cette dernière est le dernier rempart, malgré les exactions scandaleuses de trop de flics, pour les Français, afin de les protéger des agressions quotidiennes de ceux que Drouet-Nicolle-Ludosky défendent, trahissant définitivement le mouvement. Faut-il rappeler que dans notre France, mille agressions gratuites, subies souvent par la France des Gilets jaunes, sont commises par ceux que plus personne n’ose appeler les « Chances pour la France ». Donc, la cohérence du discours de Priscillia Ludosky, c’est de tenir la même ligne pro-racailles que Drouet-Nicolle.

Pensant que l’entrée dans la lutte de ce qu’ils osent appeler les quartiers populaires, et que nous appelons les zones islamisées, vont aider les Gilets jaunes à vaincre le pouvoir, Drouet-Nicolle-Ludosky livrent ce mouvement à des meneurs qui sont aux antipodes des revendications des Gilets jaunes d’origine, et qui veulent récupérer ce combat pour faire la guerre à la France.

Finalement, le seul discours authentique de Gilets jaunes, vous l’entendrez le 17 mars, à Rungis, avec des intervenants qui aiment la France, et de véritables orateurs patriotes.

Alors, inscrivez-vous, sans la moindre hésitation, il est temps de clarifier les choses, et de se débarrasser de ceux qui vendent le mouvement aux banlieues, finissant de le liquider. Plus que jamais, il faut des Gilets jaunes populaires et patriotes, et des porte-paroles comme Franck Buhler (présent aux Assises), Benjamin Cauchy et d’autres, qui défendent le pays et son peuple, et n’hésitent pas à parler du problème numéro un du pays : l’invasion migratoire, et ses conséquences, l’islamisation de la France, qui ruinent les Français.

Paul le Poulpe

L’Europe d’Emmanuel Macron : la disparition programmée de la France

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Le politologue Frédéric Saint Clair décrypte le projet européen présenté dans la lettre qu’Emmanuel Macron a fait paraître dans 28 pays, une lettre qui révèle à la fois la mégalomanie de l’auteur et son projet de dissolution de la France dans une Europe fédérale multiculturelle.

Moment surréaliste que celui que nous venons de vivre, où Emmanuel Macron, pris d’un accès mégalomaniaque et se rêvant probablement président d’une Europe fédérale, dicte à l’ensemble des citoyens européens ce que signifie « bien penser en matière d’Europe ».

Moment surréaliste que cette tribune, traduite dans 14 langues, publiée dans 28 pays, où le chef de l’Etat s’invite dans chaque débat national, au sein de chaque Etat européen, au mépris du principe de souveraineté le plus élémentaire, pour indiquer à chacun ce que l’Europe doit être.

Un peu comme si une forme de Saint Empire venait d’être reconstitué et qu’Emmanuel Macron avait été divinement pourvu d’un Imperium lui accordant la légitimité de s’adresser à tous, faisant fi des frontières, des gouvernements, des règles de courtoisie diplomatiques, des conjonctures politiques nationales… Imaginez l’indignation du président français si Matteo Salvini ou Viktor Orbán s’étaient adressés aux français pour les inviter à voter pour un projet nationaliste.

Emmanuel Macron aurait pu initier une tribune collective de tous les chefs d’Etat et de gouvernement sociaux-démocrates et sociaux-libéraux européens pour défendre un projet commun. Il a préféré agir seul, de façon unilatérale, de façon hiérarchique, et s’imposer à tous. Mais, laissons là la forme de la lettre, et venons-en au fond.

Lorsque cette tribune a été publiée, lundi soir, l’auteur de ces lignes était en train de lire un ouvrage d’histoire de France couvrant les années 481-888, et intitulé : La France avant la France. Titre particulièrement significatif au regard de ce que nous sommes en train de vivre, et du projet européen qui se dessine sous nos yeux.

Car le projet macroniste ne signifie nulle autre chose qu’une période d’histoire de France que les ouvrages intituleraient : La France après la France. Ce que nous nous apprêterions à vivre si Emmanuel Macron réussissait, serait la première phase de création d’une entité politique supranationale politiquement intégrée, une structure souveraine à part entière, n’ayant d’autre vocation que de remplacer le concept d’Etat-nation qu’Emmanuel Macron juge inadapté et obsolète. En un mot : la disparition de la France !

Sa dilution dans un grand espace multiculturel, post-national, armé juridiquement pour s’insérer efficacement dans un monde techno-capitaliste globalisé, un nouvel Empire capable de rivaliser économiquement et politiquement avec les autres Empires modernes que sont la Russie, la Chine, l’Inde et les Etats-Unis.

Pire qu’ultra-libéral !

Contrairement à ce que d’aucuns pensent, le projet d’Emmanuel Macron n’est pas ultra-libéral ; il est bien pire ! Son projet est politique, et c’est pour cette raison qu’il est dangereux, à cause de l’idéologie fédéraliste et libérale qu’il promeut et qui pourrait ruiner en l’espace de 30 ans quinze siècles de civilisation européenne.

Si Emmanuel Macron avait été ultra-libéral, il n’aurait jamais milité pour injecter du politique dans la structure européenne. Les ultra-libéraux sont opposés à toute ingérence politique dans l’économie, car ils estiment que le politique n’a pour seul effet que de perturber le fonctionnement du marché. Or, Emmanuel Macron, dans sa tribune, acte la nécessité de faire face aux « crises du capitalisme ».

Il manifeste dans ce texte, outre le désir de préserver la monnaie unique dont il pense, à tort, qu’elle est un rempart contre les chocs financiers, celui de voir naître un budget européen, de réguler la concurrence, de refonder la politique commerciale, de financer l’innovation…

Emmanuel Macron a compris, comme à peu près tous les responsables politiques français, qu’une Europe ultra-libérale fondée sur le principe de la libre concurrence d’un marché autorégulateur n’était pas viable. Il souhaite donc permettre au pouvoir politique d’équilibrer les dérives de la mondialisation.

Mais il le fait à la manière d’un économiste néo-keynésien. Pour le dire de façon un peu caricaturale : Emmanuel Macron a lu Stiglitz, le prix Nobel d’économie, et il applique peu ou prou les 100 dernières pages de son livre sur la monnaie unique et l’Europe. Le hic, c’est que Stiglitz a beau être keynésien, il demeure un économiste : les relations commerciales et financières commandent sa conception du politique…

Grenoble : pas de Flash-Ball ni de grenades contre la racaille ?

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Je suis totalement favorable aux forces de l’ordre, à la police, à la gendarmerie, à la condition qu’elles soient employées à bon escient, en protection de nos citoyens et en toute priorité contre les terroristes, les délinquants, les voyous et la racaille et non pas contre de « braves gens ».

C’est la raison pour laquelle je me montre surpris et étonné de l’emploi qu’on en fait et des ordres qu’on lui ordonne d’exécuter, sans aucun doute par manque d’expérience d’un ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, placé à ce poste pour récompenser sa fidélité sans faille et non pour ses compétences inexistantes et qui n’a jamais été à la hauteur des circonstances très particulières de ce mouvement populaire, à l’origine.

Ne valait-il pas mieux « passer un deal » avec les Gilets jaunes pacifiques et les protéger des casseurs plutôt que de les confondre ?

Je l’avais précisé, il y a quelques semaines, lors des premières manifestations des Gilets jaunes : « Pourquoi ne pas les encadrer pacifiquement, les accompagner jusqu’à la dispersion, et, au contraire, mettre tous les moyens à la disposition de la lutte contre les casseurs ?

Il est consternant de constater que sont toujours présents des journalistes, des cameramen, pour commenter et filmer les groupes de voyous, hors Gilets jaunes, qui vandalisent, brisent les vitrines, pénètrent dans les boutiques pour voler, etc. et qu’il n’y ait jamais une équipe de policiers pour les appréhender.

Il est consternant de constater avec quel professionnalisme les forces de l’ordre interviennent pour disloquer une manifestation pacifique, jusqu’à leur intervention, et avec quelle faiblesse elles capitulent devant les voyous, la racaille des banlieues, des quartiers, des cités, de toutes les zones de non-droit !

Les exemples foisonnent depuis quelques années et se renouvellent à chaque occasion festive ou lors d’un quelconque accident, ou incident, mettant en cause un ou plusieurs voyous.

De nouveau ce dernier samedi, vers 22 h 30, deux voyous de 17 et 19 ans, du quartier Mistral, à Grenoble, ont été pris en chasse par un véhicule de la brigade anticriminalité alors qu’ils avaient été signalés pour plusieurs infractions routières, feux rouges brûlés, roulant sur les trottoirs à vive allure, mettant en danger la vie d’autrui et cela sans casques, sur un scooter de grosse cylindrée, volé et sans plaque d’immatriculation.

Au lieu tout simplement de s’arrêter et de se laisser interpeller, alors que, compte-tenu de la clémence de notre justice et de certains juges « ils ne risquaient pas grand-chose », ils ont choisi de s’échapper, de « faire les fortiches », de se moquer « de la flicaille ».

Tous les deux étaient connus des services de police pour des faits de délinquance.

Ils se sont retrouvés coincés entre un bus, qui transportait une équipe de foot, et le parapet, en tentant de doubler à droite (précisions apportées par Éric Vaillant, procureur de la République).

Ils sont morts.

Dès lors, comme cela est devenu la coutume, la police est tenue pour responsable par toute la racaille de la ville, quelle qu’elle soit, où se situe l’accident. Et c’est la montée de la violence, devant l’absence consternante justement des forces de ce maintien de l’ordre.

Dès samedi soir, quelques heures après l’accident (étonnante, la rapidité des informations à travers les réseaux sociaux), une caserne de CRS a été prise pour cible (où étaient-ils, les CRS ? Ne possédaient-ils pas des LBD (lanceurs de balles de défense), des grenades de désencerclement, pour faire fuir cette racaille qui les attaquait ?), puis une école d’infirmières, un local associatif, du mobilier urbain.

Une seconde nuit d’émeutes, de dimanche à lundi. Une vingtaine de voitures incendiées, également deux engins de chantier et un bâtiment du service de voirie de la ville.

Poursuite de la « chasse à la police » en cette troisième nuit d’émeute : jets de cocktails Molotov, notamment contre un véhicule de pompiers, de pavés, de parpaings, contre les policiers qui se font « caillasser » depuis les étages des immeubles et, comme toujours, incendies de voitures et de poubelles.

Déjà, la semaine précédente, les violences étaient présentes après l’arrestation d’un individu en possession de cannabis.

Et cela risque de se poursuivre car Grenoble est renommée pour n’être pas trop redoutable contre la racaille, ni d’ailleurs Toulouse, Rennes, Nantes, de nombreuses villes de France et, bien entendu, la capitale, Paris et sa périphérie.

En revanche, justement à Toulouse, un couple de personnes âgées a été « tabassé » sauvagement car il aurait, paraît-il, insulté ces redoutables CRS.

Il est vrai que, contre de braves gens, ils ne risquent pas leur vie.

Une enquête est confiée à l’IGPN, une de plus, plusieurs dizaines même dont on espère toujours les résultats, car ils se font bien attendre !

Nous nous souvenons de cette police qui s’était mise au service de l’occupant nazi durant la Seconde Guerre mondiale.

Nous avons connu, en Algérie, des CRS qui tiraient, sur ordre, dans le dos des gendarmes.

Nous avons connu également des gendarmes qui arrêtaient et torturaient des citoyens français (Colonel Debrosse à la caserne des Tagarins).

Nous avons connu des forces de l’ordre qui, toujours par ordre, restaient l’arme au pied pendant que l’on enlevait et assassinait des citoyens français (du 19 mars eu 5 juillet 1962).

Nous avons vécu la répression de mai 1968.

Nous savons donc que, parmi vous, il y a le pire comme le meilleur.

Le pire c’est celui qui obéit sans conscience, sans état d’âme, sans honneur.

Le meilleur c’est celui qui se trouve à nos côtés pour nous défendre et non pas pour être notre ennemi !

Manuel Gomez

Bruxelles : « Dans 50 ans toute l’Europe, inch Allah, sera musulmane »

le profil inquiétant des nouveaux dirigeants de la Grande Mosquée

Le président et le vice-président du Centre islamique et culturel de Belgique, Brahim Laytouss et Nordine Taouil, nous répondent.

Très critiqué par la commission parlementaire d’enquête sur les attentats du 22 mars, pour ses liens avec la Ligue islamique mondiale (très liée à l’Arabie saoudite), le Centre islamique et culturel de Belgique (CICB) qui gère la Grande Mosquée a, depuis la semaine passée, une nouvelle direction avec à sa tête un président et un vice-président : Brahim Laytouss et Nordine Taouil.

En fait : tout sauf des inconnus, et c’est bien ce qui inquiète. Notre démarche ici est simple : comment les connait-on, que leur a-t-on reproché ? Que nous ont-ils répondu ?

Nordine Taouil, 44 ans, nouveau vice-président du Centre islamique et culturel de Belgique et Grande Mosquée de Bruxelles.

nordine taouil

Le Vif rappelle que dans une causerie (non datée) sur le rôle de la femme dans l’islam, encore présente sur Dailymotion, l’iman Taouil accuse les Occidentaux de s’habiller “comme des chiens”, incite les femmes à ne pas sortir de chez elles sans raison valable et encourage les musulmans à faire des enfants afin que l’Europe devienne musulmane : “Où en serons-nous dans 50 ans ? Toute l’Europe – inch Allah – sera devenue musulmane. Donc faites des enfants ! Mariez-vous et faites des enfants” (la vidéo complète : 19 minutes 21 secondes).

: “Elle date de 2004. J’avais quoi, 29 ans. Je regrette mes paroles; je m’en excuse. Je n’accepte pas la manière de penser. C’était une grande faute de dire cela. Chaque personne fait des fautes. J’étais jeune. Je ne suis plus cet homme-là.”

2 En 2009, fait exceptionnel, Alain Winants, administrateur de la Sûreté de l’État, décide de rendre public un rapport concernant l’imam Taouil. Sans surprise, Taouil, formé notamment en Arabie saoudite, y est qualifié d’“extrémiste musulman de tendance wahhabo-salafiste qui milite activement dans les cercles salafistes”. En clair : exactement ce que la Commission sur les attentats de Bruxelles voulait écarter.

Taouil : “J’ai immédiatement contesté ce rapport de la Sûreté, en 2009, et chargé mon avocat de l’attaquer devant les tribunaux. Je ne suis pas salafiste-wahhabite, je suis un musulman.”

3  Ces dernières années, l’imam Taouil s’est fait remarquer dans la communauté musulmane avec ses déclarations particulièrement virulentes dans le débat sur le foulard à l’école. Il a notamment pris la tête de la contestation de plusieurs règlements d’école interdisant le port du voile dans des établissements à Anvers et Hoboken et soutenu Vrije Keuze, un groupe d’action ayant ouvert sa propre école à Anvers pour des élèves musulmanes refusant de retirer leur voile en classe.

Aujourd’hui Nordine Taouil minimise son rôle. “Quant à Vrije Keuze, je ne suis intervenu qu’en tant que médiateur avec la direction.”

4Taouil a organisé des formations pour de jeunes musulmans belges dans des écoles coraniques radicales au Pakistan.

Nordine Taouil : “Fake news. J’ai beaucoup voyagé, Grande-Bretagne, Jordanie, ailleurs. Je ne suis par contre jamais allé au Pa

 

kistan. Écoutez, je suis d’Anvers. Les francophones me connaissent mal. La vidéo de 2004 est manipulée par le Vlaams Belang. Mais je suis quelqu’un de très connu et respecté à Anvers. J’ai présidé l’assemblée générale de l’Exécutif des musulmans de Belgique en 2015. J’ai à Anvers les meilleures relations avec toutes les communautés, laïque, chrétienne, juive.”

L’imam Brahim Laytouss, 47 ans, nouveau président de la Grande Mosquée.

 

1 Le 18 octobre 2018, Laytouss, imam et professeur de religion islamique à Gand, a dû comparaitre devant le tribunal correctionnel pour harcèlement sexuel sur mineures. Trois des quatre jeunes filles qui l’accusaient retirèrent leur plainte. La quatrième, âgée de 16 ou 17 ans, maintenait qu’en mai 2017, Brahim Laytouss lui aurait fait des propositions (voyage, restaurant), demandé à la voir en bikini et tenu des propos inappropriés sur ses “jolies rondeurs”. Son témoignage très détaillé et vidéofilmé était jugé “crédible” par l’expert. Le parquet demandait 4 mois d’emprisonnement avec sursis. Brahim Laytouss avait été suspendu de son poste d’enseignant.

Réponse de l’imam Laytouss, nouveau président de la Grande Mosquée : “J’ai été acquitté et le parquet n’a pas fait appel.”

Commentaire : exact, le 9 novembre 2018, la justice a déclaré Brahim Laytouss innocent. Cette décision est définitive.

2 Laytouss a hébergé Belliraj. Pour rappel : entre 1988 et 1990, Abdelkader Belliraj est accusé d’avoir commis six assassinats à Bruxelles dont ceux du Dr Wybran, professeur et président du CCOJB (Organisations juives), du directeur de la Grande Mosquée (!) et son secrétaire. Le nouveau président de la Grande Mosquée a-t-il apporté une aide à l’auteur de six assassinats dont l’ancien président de la mosquée du Cinquantenaire ?

Brahim Laytouss : “En 2008, Belliraj était un fidèle du Centre islamique de Gand. Je suis propriétaire à Evergem. Il cherchait un logement pour lui et sa famille. Je l’ai pris comme locataire. Il n’a pas montré son idéologie.”

 

www.dhnet.be

Européennes: LREM s’allie à un parti financé par le fabricant du glyphosate

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CAMPAGNE L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe a tenu un congrès en novembre 2018, financé par Google, Uber, Bayer et Microsoft

Si, en France, le financement des partis politiques par des entreprises est interdit, ce n’est pas le cas pour les européennes. Dans une enquête diffusée dans son 20 Heures, France 2 pointe du doigt les financements d’un allié de La République en Marche (LREM) pour les élections à venir. Dans son budget, on retrouve  Google, Uber et Bayer, le fabriquant du glyphosate.

Le parti en question s’appelle Alde (L’Alliance des libéraux et démocrates pour l’Europe). Lors d’un congrès en Espagne en novembre 2018, où LREM a envoyé l’une de des représentantes, des entreprises ont mis la main au porte-monnaie pour financer son organisation : Google, Walt Disney, Microsoft et même Bayer. L’entreprise, qui a racheté Monsanto, fabrique désormais le glyphosate, pesticide décrié et potentiellement cancérogène, sous son nom.

4 % du budget du parti

D’après les journalistes de France 2, les entreprises ont donné plus de 425 000 € à l’ALDE depuis les dernières élections en 2014. En Europe, ces financements sont légaux jusqu’à 18.000 euros. D’ailleurs, l’ALDE assume et nuance en affirmant que ces financements ne représentent que 4 % du budget du parti. Les entreprises, elles, préfèrent parler de « parrainage » plutôt que de financements.

Une situation susceptible de choquer en France, où ces pratiques sont interdites. D’ailleurs, Stéphane Séjourné, le directeur de campagne LREM pour les européennes, n’assume pas : « Il va falloir remettre sur la table ce genre de financements. Ils sont interdits en France, ils doivent être aussi interdits en Europe », a-t-il déclaré auprès de nos confrères.

Roubaix: débordements et infractions cortège de mariage musulman, 32 contraventions dressées

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En tout, ce sont plus de 3.000 euros de PV qui ont été envoyés. La police municipale de Roubaix a sévèrement verbalisé un cortège de mariage qui, selon elle, a multiplié les débordements et les infractions, vendredi, rapporte La Voix du Nord. Pas moins de 32 procès-verbaux ont été dressés pour un total de 3.010 euros d’amendes.

Circulation bloquée

Depuis quelques années, la mairie de Roubaix sanctionne les cortèges de mariage qui ne respectent pas le Code de la route à l’occasion d’un mariage. Vendredi, les participants ont été filmés par les caméras de vidéosurveillance montrant une dizaine de véhicules bloquant la circulation à certains carrefours entre la mairie et le parc Barbieux, mais aussi des vitesses excessives et le franchissement de lignes continues.

« Gilets jaunes » à Quimper : Une enquête ouverte après la vidéo montrant un manifestant matraqué

gilet jaune matraqué

La vidéo montrant un homme matraqué samedi à Quimper lors d’une manifestation des «gilets jaunes» a fait le tour des réseaux sociaux depuis ce week-end. Suite à sa diffusion, la préfecture du Finistère a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative.

La préfecture souligne dans un communiqué que plusieurs vidéos ont été tournées samedi « dans un contexte de violences contre les forces de l’ordre, qui ont (…) fait plusieurs blessés parmi les forces de l’ordre comme parmi les manifestants ».

« Une enquête administrative est en cours pour rassembler tous les éléments afin de les replacer dans leur contexte et de préciser la manière exacte dont se sont déroulés les faits », ajoute-t-elle.

Le manifestant envisage de porter plainte

L’une de ces vidéos, largement diffusée, montre un manifestant agrippé à une rambarde et frappé à de multiples reprises à coups de matraque par un gendarme mobile. S’agissant de cette vidéo, la préfecture « observe qu’elle se déroule précisément sur les lieux où ces violences délibérées étaient commises depuis plus d’une heure contre les forces de l’ordre, et que cette personne participait donc de fait à un attroupement violent », selon la préfecture, qui rappelle qu’il s’agissait d’une « manifestation non-déclarée ».

Bretagne: Des poules prennent leur revanche et tuent un renard à coups de bec

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Un élevage de poules, victorieuses de ce combat acharné (illustration). — JEAN-PIERRE MULLER / AFP

Depuis la nuit des temps, elles faisaient office de proies faciles pour les renards. Mais les poules du lycée du Gros-Chêne à Pontivy (Morbihan) ont décidé de se rebiffer et d’envoyer valser la sélection naturelle. Un renard a ainsi été découvert mort jeudi matin dans le poulailler de l’établissement, le corps criblé de coups de bec, par le responsable de l’exploitation, rapporte Le Télégramme.

Un jeune renard contre des poules en meute

Les 6.000 poules de ce lycée agricole ont l’habitude de gambader en liberté sur un site de deux hectares. Mais elles peuvent rentrer dans le poulailler par des petites trappes. C’est par l’une d’elles que le goupil s’est certainement faufilé, selon l’auteur de la macabre découverte. Ce renard jeune et donc inexpérimenté a dû affronter une meute de poules particulièrement coriaces. Certains seront tentés d’y voir une belle métaphore : la lutte collective a payé…

Renoncement de Bouteflika: Les Algériens partagés entre joie et prudence

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  • Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a renoncé lundi soir à se représenter et reporté sine die la présidentielle.
  • Il était la cible d’un mouvement de contestation inédit en 20 ans de pouvoir.
  • L’annonce a été accueillie dans la joie en Algérie, immédiatement suivie par une inquiétude sur le maintien, pour l’instant, du président à ses fonctions.
  • Dans la rue et sur les réseaux sociaux, certains Algériens invitaient à poursuivre la mobilisation.

« Il n’y aura pas de cinquième mandat » et « il n’y aura pas d’élection présidentielle le 18 avril ». Le président algérien Abdelaziz Bouteflika, cible d’un mouvement de contestation inédit en 20 ans de pouvoir, a renoncé lundi soir à se représenter et reporté sine die la présidentielle, tout en restant au pouvoir et en prolongeant de fait son actuel mandat. Une annonce accueillie dans la joie en Algérie, immédiatement suivie par une inquiétude sur le maintien, pour l’instant, du président à ses fonctions.

Lundi, l’annonce faite par le chef de l’Etat dans un message à la Nation a aussitôt été saluée par un concert ininterrompu de klaxons dans le centre d’Alger, largement déserté par la police, pourtant largement déployée durant la journée. « Pacifiquement, on a fait tomber la marionnette ! », chantaient des Algérois, mélangeant le surnom dont une chanson affuble le président et un des mots d’ordre de la contestation : « pacifique ! ». Des centaines de personnes, brandissant le drapeau national – vert et blanc, frappé d’une étoile et d’un croissant rouges – se sont rassemblés sur plusieurs places du centre d’Alger en entonnant les chants des deux semaines de contestation.

Les Algériens n’ont « pas droit à l’erreur » face à la « responsabilité historique » liée à la décision du président Abdelaziz Bouteflika de ne pas briguer un cinquième mandat, a jugé le nouveau vice-Premier ministre Ramtane Lamamra. « Il appartient maintenant aux femmes, aux hommes et surtout aux jeunes de ce pays de se hisser au niveau, au diapason de cette responsabilité historique. Nous n’avons pas droit à l’erreur, je crois qu’ensemble nous bâtirons cet avenir meilleur pour le peuple algérien », a-t-il déclaré sur Radio France Internationale.

« Ça veut dire quoi, quand il dit qu’il rajoute un an à son mandat ? »

Dans la rue et sur les réseaux sociaux, au-delà de la liesse, certains Algériens invitaient à poursuivre la mobilisation. « Ça veut dire quoi, quand il annonce qu’il ne brigue pas un 5e mandat mais qu’il rajoute un an (à son mandat actuel) ? C’est ce qu’il voulait depuis le début, reporter les élections et avoir un an de plus », souligne Ahmed Bekhti, fonctionnaire de 28 ans qui « aimerait que (…) le vote ne soit pas reporté et que Bouteflika et son clan quittent le pouvoir ».

En s’engageant « à remettre les charges et les prérogatives de président de la République au successeur que le peuple algérien aura librement élu », Abdelaziz Bouteflika a en effet fait savoir qu’il resterait en fonction au-delà de l’expiration de son mandat le 28 avril 2019 et ce jusqu’à ce qu’un nouveau président sorte des urnes, c’est-à-dire à une date encore indéterminée. «Il annule la présidentielle mais reste au pouvoir: la dernière ruse de Bouteflika», résume ainsi en «une» l’influent quotidien El Watan.

« Le président Bouteflika se moque du peuple »

Le dessinateur de presse Ali Dilem, observateur incisif de la vie politique algérienne, a résumé dans un dessin publié sur Twitter la nouvelle équation. Sous le titre « Bouteflika renonce à un 5e mandat de cinq ans », on y voit le chef de l’Etat dire « à la place, je ferai un 4e mandat de 10 ans ».

Pour Ali Benflis, ancien Premier ministre de Bouteflika passé à l’opposition, «l’allongement du 4e mandat est une agression contre la Constitution par les forces non constitutionnelles (notamment un des frères et conseiller spécial du président considéré comme le vrai chef de l’Etat)». Ces forces «se sont emparées des centres de décision», a dénoncé dans une vidéo postée sur le web Ali Benflis, qui a créé en 2014 le parti Talaie El-Hurriyet (Avant-garde des libertés).

Aucun texte – Constitution ou loi – n’est invoqué dans son message pour reporter la présidentielle. Pour la spécialiste de droit constitutionnel Fatiha Benabou, professeur à l’Université d’Alger, « il n’y a pas de base légale pour reporter les élections. En cas de crise politique, la Constitution algérienne est partiellement ineffective ».

A Annaba, quatrième ville du pays, très mobilisée, « le sentiment des gens est mitigé, pour eux c’est une demi-victoire ou une victoire confisquée », a expliqué à l’AFP un journaliste sur place.

Dans un tweet, l’ex-diplomate et ancien ministre de la Culture (1998-1999) Abdelaziz Rahabi estime que « le président Bouteflika se moque du peuple (…) Son acharnement à rester au pouvoir va pousser le pays vers l’inconnu et est un danger pour la stabilité de l’Etat et l’unité du pays ». Sur les réseaux sociaux, se propage un message disant « Non à l’arnaque du peuple, rendez-vous le 15 mars » pour un 4e vendredi consécutif de manifestations.

Quem vult Jupiter perdere, dementat…

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Par Hilaire de Crémiers

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Macron se croit au centre du jeu. Son univers s’effondre sur le plan national comme sur le plan international. Il maintient le cap… Vers les élections européennes.

Tout est fait pour rassurer les Français.

Les statistiques officielles, comme il se doit, se plient ingénieusement aux souhaits du gouvernement. Par exemple, il a été annoncé, fin janvier, qu’il y avait moins de demandeurs d’emplois. C’était la formule utilisée : ah, que ces choses-là sont bien dites ! Ce qui signifierait par équivalence de termes que le chômage décroît, au-dessous de 10 %, vers 9 %, les 10 % étant considérés comme la barre décisive, au-dessous de laquelle la bataille de l’emploi peut commencer à être gagnée. Macron aurait réussi là où Hollande a échoué ; ce serait le premier fruit de sa politique de réforme. Croira qui voudra.

Des chiffres non signifiants

Les réalités prétendument appréhendées sont tellement disparates que ces chiffres perdent toute signification. Il est des territoires – et ils sont nombreux – où une partie de la population, peut-être la moitié, voire davantage, surtout jeune, ne travaille pas selon les critères habituels ; elle est tellement sortie des champs d’investigation qu’elle ne peut être intégrée dans les calculs. Le savent bien les détenteurs de l’autorité publique qui doivent et osent affronter le problème : allez demander à un maire de banlieue dans des zones défavorisées !

La fausseté consiste encore à éliminer du comptage non seulement ce qu’il est convenu d’appeler les faux chômeurs – ce qui se conçoit et se pratique de plus en plus drastiquement – mais aussi bien tout ce qui ne répond pas aux normes du système de triage ! Il serait à la fois scientifique et moral de ne pas tenir compte de ce qui ne mérite pas d’être compté. Concrètement, le chômage structurel est durablement installé dans les zones où les pouvoirs publics n’ont en fait plus accès et donc n’ont plus de possibilité d’action. Mais ça, qui le dira ?

1015010337.jpgIl en est de même des chiffres de l’immigration, présentés fallacieusement, comme l’a montré encore récemment Michèle Tribalat dans le numéro du mois de février de Politique magazine.

Cette immigration ne fait qu’aggraver le phénomène du chômage et, pire, pour les mêmes raisons signalées plus haut, du chômage non véritablement comptabilisé. Qui peut compter ? Personne, bien sûr ! Et surtout pas les commentateurs officiels qui racontent n’importe quoi.

Ces séries d’enchaînements de fausses politiques et d’analyses mensongères se constatent en tous domaines et à tous niveaux avec les effets désastreux que les Français endurent mais qui sont dissimulés par tout l’appareil officiel pour leurrer l’opinion. C’est systématique.

Un peuple abandonné

Le gouvernement a beau proclamer que la situation s’améliore, le Français moyen qui essaye de vivre de son travail, éprouve le sentiment contraire. Pas seulement pour les questions de sécurité ! La vie tout simplement. Il est affirmé que le pouvoir d’achat augmente et que la prime d’activité ou de complément de salaire, décidée par Macron en décembre, devrait satisfaire le bon peuple qui n’aurait plus de raison de pester contre la vie chère. Un cadeau ? Octroyé par le chef de l’État plein de commisération ? Soit, et alors ? Quel est le statut de ceux qui y ont droit ? Celui d’obligés ? Quelle amertume !

gilets-jaunes_4097890.jpegLa partie la plus modeste de la population française et tout aussi bien ce qu’il est convenu d’appeler la classe moyenne, celle des gens qui vivent normalement et supportent le plus de prélèvements obligatoires, vivent dans un profond désarroi. Cela fait beaucoup de monde. Ce peuple, qui est fondamentalement le nôtre – encore –, se sent dépossédé de son héritage, privé de son unité, arraché à son histoire, dépouillé de sa liberté et abandonné dans une insécurité quotidienne, politique, sociale, économique. Pour nombre de nos compatriotes, rien ne sert plus à rien. C’est un « jour le jour », sans perspective et sans charme ; le phénomène n’est pas seulement périphérique ; il touche le fond des campagnes où les suicides se multiplient, et le cœur des villes où la tristesse se lit sur les visages.

Avez-vous jamais pris les transports en commun aux heures de pointe et dans les cohues babéliques des matins et des soirs ? Qui se sent chez soi ? Lequel des dirigeants accepterait un sort pareil ? Imaginez seulement les plus beaux représentants de la caste dominante, imaginez-les lâchés au plus profond du 9-3 vers les 10 heures du soir et obligés de rentrer chez eux sans autre moyen que leurs jambes. L’expérience ne serait-elle pas divertissante et fructueuse ?

I00017021.jpgLe peuple français ne bénéficie plus de cette amitié nationale qui est le plus précieux des biens. Cette amitié est infiniment plus que la plate solidarité d’une technocratie sans âme. Elle se vit dans la liberté du cœur et de l’esprit. Un Pompidou, encore, avec son sens de la France, en exprimait la force et la nécessité, lui qui refusait d’aviver les querelles du passé parce qu’il fallait que les Français s’aimassent entre eux et, d’abord, commençassent par s’aimer eux-mêmes dans leur histoire et leur génie.

Notre régime n’est plus qu’un régime de haine. Le pouvoir devient une faction. Macron s’en rend-il compte ? Le voilà lancé à corps perdu dans la reconquête de son pouvoir , alors que ses conseillers les plus proches, ceux qui l’ont accompagné dans sa prise du pouvoir, le quittent les uns près les autres et que l’étrange Benalla dont nul ne sait au juste quel était le statut, sinon qu’il était un proche des plus proches, se trouve aujourd’hui en prison, son impunité ne pouvant résister à tant de mensonges et de passe-droits éhontés. Il avait des connivences dans tout l’entourage de Macron, jusqu’au sommet des institutions ! Qu’est-ce donc que la macronie ? Qu’est-ce que l’Élysée sous Macron ? Les sénateurs ont osé poser la question. Le gouvernement, du coup, les poursuit de sa vindicte. La macronie a cassé la société française, elle a procédé par effraction. Toute l’astuce de cette bande, de ses sbires et de ses sicaires, fut de se servir du dégoût des Français pour se hisser eux-mêmes au pouvoir et mieux les rejeter ensuite, et toujours en les culpabilisant.

edouard_philippe_en_direct_du_finist_re_le_retour_032-00_10_13_21-4093405.jpgPauvres Gilets jaunes ! Que peuvent-ils espérer sinon d’être dénigrés, associés à tous les vices et les crimes ?

À quoi sert leur révolte ? À diviser encore plus les Français et sur ces divisions à favoriser une stratégie électorale gagnante où Macron espère rejouer au plan européen la même partie qui l’a porté au pouvoir en France. Voilà des mois que ce stratagème prétendument démocratique est décrit dans ces colonnes ! Il se réalise sous nos yeux. Et peu importe que ce ne soit qu’à 25 % des voix ! L’important est de créer des clivages : progressistes européens et nationalistes rétrogrades !

Le philosophe et académicien Alain Finkielkraut est-il agressé dans la rue par un islamiste et lui-même précise-t-il qu’il sait fort bien le sens de cette agression et qu’il ne convient donc pas de tomber dans le piège de pareille provocation, rien n’y fait. Des partis politiques à bout de souffle, des politiciens cyniques, des journalistes sans foi ni loi qui ont laissé la gangrène de l’islamo-gauchisme dévorer la société française, en profitent pour se refaire une virginité de bon aloi et reprendre leur rôle de professeurs de morale. Avec l’idée maintenant de criminaliser l’antisionisme ! Le sionisme n’est-il pas un nationalisme ? Comme l’islam, un vecteur du nationalisme arabe ? Alors, ces nationalismes devraient donc être sacralisés ? Et seul sera voué à l’exécration par la République le nationalisme français ? Qui ne comprendrait que le problème est mal posé ? Ah, oui, pauvres Gilets jaunes !

55996883.jpgMaintenant leur sort sera de servir de repoussoir. Le mécanisme électoral est tel qu’aucune réaction du corps national ne peut aboutir. Seulement, la société se délite. Quant à l’Europe, elle éclate. Les intérêts divergent comme partout dans le monde. Les dernières rencontres internationales ne l’ont que trop montré, que ce soit à la conférence sur la sécurité du 16 février dernier à Munich ou encore à Varsovie. Les États-Unis suivent leur ligne implacablement et l’annoncent imperturbablement. La Chine pareillement. L’Europe n’est qu’une superstructure qui ne vit que pour elle-même et pour ses stipendiés ; elle n’a pas de politique commune ; elle en aura de moins en moins. On en est aujourd’hui à se lancer des insultes par dessus les frontières entre nations-sœurs comme l’Italie et la France. Nul ne sait ce que va faire l’Angleterre ni demain l’Allemagne. Et Macron prétend jouer le dresseur de fauves dans ce cirque ? Il a tout simplement perdu le sens : « Quem vult Jupiter perdere, dementat prius ». Macron, en dépit qu’il en ait, n’est pas Jupiter. Il ferait bien de se méfier.  ■

Hilaire de Crémiers