Marseille: Le beau-frère de l’ex président tunisien Ben Ali mis en examen pour faux et blanchiment

belhassen Trabelsi

Belhassen Trabelsi, beau-frère de l’ex-président tunisienZine el-Abidine Ben Ali, a été « mis en examen pour faux aggravé et blanchiment en bande organisé » à Marseille.

Le frère de l’ex-Première dame Leila Trabelsi, en cavale depuis 2016 après avoir quitté le Canada où il s’était réfugié après la révolution tunisienne de janvier 2011, avait été arrêté la semaine dernière dans le cadre d’une enquête menée par la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille, puis placé en détention à la prison marseillaise des Baumettes, selon une source proche de l’enquête en France. La Tunisie a réclamé son extradition aux autorités françaises, a indiqué dimanche le ministère tunisien de la Justice.

Pays Bas : Fusillade à Utrecht: Au moins trois morts … encore un déséquilibré…

pays bas.jpg

Au moins trois morts et neuf blessés, dont trois grièvement, ce lundi lors d’une fusillade dans un tramway dans la ville d’Utrecht aux Pays-Bas, a annoncé la police et la Mairie de la ville. Le tireur est en fuite, alors que les autorités ont déployé une unité antiterroriste sur les lieux.

La police, qui a conseillé aux écoles de la ville de fermer leurs portes, n’a pas exclu qu’il y ait eu plusieurs tireurs.

Opération de secours en cours

« Fusillade sur la place du 24 octobre. Plusieurs blessés signalés. Une opération de secours est en cours », a déclaré la police dans un tweet. Selon les premières constatations, il s’agit « d’une fusillade dans un tramway » et que plusieurs hélicoptères médicaux ont été déployés.

« La police enquête sur la fusillade d’Utrecht ce matin. Un éventuel motif terroriste n’est pas écarté par les enquêteurs », précise la police sur Twitter.

Une fusillade dans plusieurs endroits

La fusillade a eu lieu « à plusieurs endroits » selon les autorités locales.

La police a annoncé que la sécurité avait été renforcée dans les aéroports et les bâtiments clés du pays.

Un homme originaire de Turquie est actuellement recherché.

Le Premier ministre Mark Rutte a tenu une conférence de presse : « Un acte de terrorisme est une attaque contre notre civilisation, contre notre société tolérante et ouverte (…) Il n’y a qu’une seule réponse, c’est que notre Etat de droit et notre démocratie soient plus forts que le fanatisme et la violence. Nous ne céderons pas face à l’intolérance. Jamais. »

Pollution des micro-plastiques : quelles solutions ?

plastiques

Résoudre le problème de la pollution par les micro-plastiques dans les océans est un défi capital. Pour le relever, plusieurs solutions sont mises sur la table : sensibiliser et changer les comportements des industriels et des citoyens, adapter la formulation des produits, limiter les rejets industriels et domestiques, adapter les stations d’épuration… En parallèle, des projets se développent pour nettoyer la pollution déjà présente dans les océans.

Plus de 5 250 milliards de micro-fragments de plastique polluent les océans, soit près de 270 000 tonnes de plastique, selon une étude parue dans PLoS ONE fin 2014. Ces micro-plastiques de moins de 5 millimètre proviennent de la fragmentation de plastiques déversés dans les océans (sacs, bouteilles, emballages…), sous l’effet mécanique des vagues, du vent et du sable et l’action chimique des UV. Ils peuvent également directement provenir de rejets industriels lors de la fabrication des plastiques, mais aussi des rejets de l’industrie cosmétique et de l’industrie des textiles synthétiques. Si ces micro-plastiques émanent directement des usines de production, d’autres résultent des usages des citoyens : ils sont rejetés lors de l’utilisation de cosmétiques contenant des micro-billes de plastique et des micro-fibres proviennent du lavage des matières synthétiques dans nos machines à laver.

Les études scientifiques dressent un triste constat : chaque année, entre 4 et 12 millions de tonnes de plastiques supplémentaires entreraient dans les océans. Les macro-déchets flottants se fragmentent pour donner des micro-déchets ; les autres coulent dans les profondeurs. D’ici 2025, la quantité de déchets plastiques entrant dans le milieu marin pourrait être multipliée par dix si la gestion des déchets n’est pas améliorée. Selon une étude dévoilée par le Forum économique mondial de Davos, le ratio tonnes de plastique- tonnes de poissons était de un pour cinq en 2014, sera de un pour trois en 2025, et dépassera un pour un en 2050 si la gestion des déchets n’est pas améliorée.

Les scientifiques estiment que les macro-déchets en plastique retrouvés en mer proviennent à environ 80 % de terre, principalement des décharges à ciel ouvert, des déchets abandonnés dans la nature et des événements climatiques extrêmes (tempêtes, tsunamis…). Il reste 20 % de déchets jetés par dessus bord à partir des bateaux de loisirs, de la marine marchande et des pêcheurs. Il faut donc s’attendre à ce que la fragmentation de ces macro-déchets en micro-plastiques augmente fortement dans les années à venir, en raison de l’augmentation de la population et de la consommation de plastique. Dans cette perspective, comment se mettre en ordre de marche pour mettre fin à cette pollution sournoise ?

Diminuer les rejets industriels et domestiques

Les fabricants européens de plastique, représentés par PlasticsEurope, s’accordent sur un point : il faut développer le recyclage du plastique, diminuer sa mise en décharge et éviter que des macro et micro-déchets en plastique finissent dans les océans. Plus la filière sera organisée, moins il y aura de macro-déchets en plastique dans les cours d’eau et dans la mer, et a fortiori, moins de micro-plastiques à l’avenir. Leur principal engagement vise la sensibilisation des employés d’usines pour qu’aucun granulé de plastique servant de matière première à la confection d’objets ne se retrouve dans les océans (via l’opération Clean Sweep). « Il faut aller au-delà de nos usines, dans toute la chaîne de valeur, c’est-à-dire chez nos clients : les transformateurs, les transporteurs et les distributeurs », expliquait récemment Michel Loubry, directeur de la région Ouest de PlasticsEurope à Techniques de l’ingénieur. « Il faut aller jusque dans les ports où est réalisée l’exportation des matières plastiques vers les pays étrangers », jugeait-il.

De nombreuses micro-billes de polyéthylène ou polypropylène finissent dans les océans à cause des cosmétiques, gels douches et dentifrices. Plusieurs études récentes analysent l’impact de ces micro-billes sur les écosystèmes aquatiques. La dernière en date : l’Ifremer montre comment des micro-billes de polyéthylène perturbent la reproduction des huîtres du Pacifique. Une solution simple existe pourtant pour diminuer cette pollution : interdire les micro-billes dans les cosmétiques. Les Etats-Unis viennent de franchir le cap. Fin 2015, ils ont adopté une loi qui interdira l’usage de ces produits début 2017. L’Union Européenne pourrait prochainement emboîter le pas. Plusieurs industriels n’ont pas attendu l’entrée en vigueur de cette interdiction pour agir. Fin 2012, l’entreprise Unilever a annoncé qu’elle allait arrêter d’utiliser des micro-billes de plastique dans ses produits cosmétiques d’ici 2015. Depuis, d’autres entreprises ont suivi le mouvement : Colgate-Palmolive, L’Oréal, Clarins, The Body Shop, Lush, etc. Pour choisir des produits ne contenant pas de micro-billes, le site beatthemicrobead.org regroupe les engagements des industriels, les produits de remplacement et les dates d’engagement.

Malgré les bonnes intentions des industriels et la sensibilisation de la population, plusieurs milliards de micro-plastiques vont continuer de se déverser dans les rivières et océans. Pour diminuer ces rejets au maximum, il convient donc de s’attaquer à cette pollution à la source. La première étape est d’améliorer le traitement des eaux usées pour que les stations d’épuration retiennent au maximum ces micro-plastiques. Des pilotes testent des filtrations poussées pour les retenir. Affaire à suivre…

Instaurer une volonté politique forte et sensibiliser tous les acteurs

En France, les choses évoluent. La loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit l’interdiction des sacs plastiques à usage unique au 1er juillet 2016 et l’interdiction de la vaisselle je table en plastique au 1er janvier 2020. Pour améliorer le recyclage des plastique, les consignes de tri seront étendues à l’ensemble des emballages plastiques, au plus tard en 2022. La loi prévoit aussi la diminution de la mise en décharge du plastique, au profit de la valorisation énergétique.

Ce sont de bonnes nouvelles, mais elles ne suffiront pas à résoudre le problème. Il faut être actif en Europe, mais aussi dans les zones qui polluent le plus, notamment en Asie, aider les producteurs à s’organiser et sensibiliser l’ensemble des acteurs. Cela pourrait notamment se faire au sein du conseil mondial des producteurs de matières plastiques, le World Plastics Council (WPC), regroupant des producteurs provenant d’Europe, d’Asie, du Moyen Orient, d’Amérique du Sud et du Nord, mais pas de producteurs africains.

Proche de nous, l’exemple de la mer Méditerranée, berceau de 450 millions d’habitants issus de 22 pays, montre la responsabilité partagée des différents pays, mais aussi la complexité des solutions à mettre en place en concertation. Il s’agit de l’une des mers les plus polluées au monde par le plastique, que cela soit des plastiques flottants, des plastiques retrouvés sur les plages ou dans les fonds marins. Elle contiendrait 247 milliards de particules de plastiques flottants, soit 23 150 tonnes, selon l’étude parue dans PLoS ONE. La pollution provient majoritairement du Maghreb, de l’Egypte et du Liban : les structures de traitements de déchets y demeurent rudimentaires et les décharges à ciel ouvert encore largement développées. La task force Beyond Plastic Med a été créée pour rechercher et promouvoir des solutions concrètes pour lutter contre l’afflux des pollutions plastiques en Méditerranée. Elle a pour but de fédérer et de créer des liens de coopération entre le secteur privé, les initiatives citoyennes et les politiques locales et régionales.

Les projets « fous » pour nettoyer les océans

Malgré toute la bonne volonté du monde, des micro-fragments vont continuer de polluer les océans dans les décennies à venir. A contre-courant de propos souvent fatalistes, misant uniquement sur la sensibilisation  pour diminuer les rejets, plusieurs projets ambitionnent de s’attaquer directement à la pollution flottant à la surface des océans. Le projet le plus médiatisé est Ocean Cleanup porté par le jeune néerlandais Boyan Slat. Son idée : déployer une série de barrières flottantes, une sorte d’entonnoir géant, concentrant et ramenant les débris vers une plateforme capable de les traiter. Sa solution s’attaquera aux macro-déchets flottant en surface des océans, mais n’interceptera que peu de micro-plastiques flottants.

Un projet pourrait compléter la solution de Boyan Slat pour retirer les micro-fragments de plastique situés en surface. Il s’agit de SeaVax, un bateau propulsé à l’énergie solaire et éolienne, développé par l’entreprise Bluebird Marine Systemes LTD. Un prototype est en cours de développement. Selon ces concepteurs, un navire SeaVax devrait générer suffisamment d’énergie pour traiter 89,9 millions de litres d’eau de mer. Dans une soupe riche en micro-plastiques, il pourrait aspirer et stocker 150 tonnes de débris plastiques par sortie. SeaVax ambitionne d’avoir des lieux de traitement à terre, avec des partenaires industriels.

Mi-mars une découverte faite par des chercheurs japonais, parue dans Science, a fait les gros titres des journaux : une bactérie serait capable de manger le plastique et briser ses liaisons moléculaires ! Les médias se sont emparés du sujet et ont partagé l’enthousiasme des chercheurs qui y voient la fin possible de la pollution marine. Si la bactérie découverte ne s’attaque qu’au polyéthylène téréphtalate (PET), les chercheurs ambitionnent de découvrir d’autres bactéries dégradant d’autres matières plastiques. Malgré de nombreuses applications industrielles potentielles, cette solution ne permettrait pas de lutter contre la pollution plastique dans les océans. « Est-il raisonnable de penser que pulvériser des millions de tonnes de bactéries génétiquement modifiées sur la surface de l’océan va élimer le 7e continent sans effet sur l’environnement marin ? », s’interroge l’expédition 7e continent.

La seule solution pérenne est bel et bien d’agir sur la terre ferme, près de la source, pour éviter que le plastique n’entre dans l’eau. Dans cette perspective, la  Fondation Race for Water souhaiterait développer de petites unités de gazéification du plastique pour la production d’électricité. « Une unité de cinq tonnes peut transformer 1680 tonnes de déchets plastiques par année en 3500 mégawattheures d’énergie. Soit assez pour couvrir les besoins en électricité de 2000 insulaires », rapporte Swissinfo. La Fondation espère utiliser cette technologie pour lancer un projet pilote sur l’Ile de Pâques dès la fin de 2016, avant de l’étendre à d’autres îles et  aux villes côtières, principales sources de pollution des océans.

La solution, dans les mains des citoyens ?

Malgré tous ces projets, la majorité des fragments de plastique déjà présents en mer et la totalité des déchets ayant coulé dans les fonds marins, resteront dans les océans. Pour éviter que cette pollution continue de s’intensifier, il est essentiel que les consommateurs modifient leurs comportements. Les projets de ramassage en mer sont complexes, d’où l’importance de se mobiliser à terre pour changer les comportements. Différentes campagnes de sensibilisation ou opérations de nettoyage sont organisées par Surf Rider Foundation, Mer Terre, Vacances Propres, Let’s do it… et de nombreuses associations locales.

Le changement de comportement des citoyens implique en premier lieu de ne plus jeter un seul déchet dans la nature. Il suppose de comprendre que toute action peut avoir un impact sur la pollution aquatique : un mégot jeté dans le caniveau, des cosmétiques contenant des micro-billes ou le lavage de vêtements synthétiques…

Par Matthieu Combe, journaliste scientifique

Une lettre de 1918 évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise

1918-Letter

Un historien allemand, le Dr Michael Hesemann, a exhumé des Archives secrètes du Vatican sur lesquelles il travaille depuis 2009 une lettre datée du 8 novembre 1918 et portant la signature de l’archevêque de Cologne d’alors, le cardinal Felix von Hartmann, et destinée au nonce apostolique en Allemagne, Mgr Eugenio Pacelli – le futur pape Pie XII.
Elle évoque un complot de la franc-maçonnerie en vue de détruire les monarchies et l’Eglise.
Ecrite à la main, la lettre est partiellement reproduite sur le site OnePeterFive, la reproduction complète n’ayant pas été autorisée. Mais la journaliste Maike Hickson affirme avoir eu la permission de voir la lettre dans son ensemble.

Le Dr Hesemann déclare à Inside the Vatican à propos du centième anniversaire des apparitions de Fatima :

« Egalement en 1917, la franc-maçonnerie célébrait le 200e anniversaire de la fondation de la première grande loge à Londres en 1717. L’idéologie maçonnique n’est pas uniquement fondée sur le déisme, mais également sur l’hérésie gnostique de l’auto-rédemption et des “Lumières” ; elle poursuit un objectif clairement anticatholique. Précisément en 1917, Maximilien Kolbe, l’un des plus grands saints du XXe siècle, a été témoin d’une procession maçonnique à Rome, où se déployaient des bannières portant ce slogan : “ Satan doit régner au Vatican. Le pape sera son esclave.”

« Un an plus tard, l’empereur allemand Guillaume II a été averti par des maçons allemands du fait que le Grand Orient avait l’intention d’obliger tous les monarques souverains en Europe à abdiquer – ce qui s’est en effet produit en 1918 – ainsi que de détruire l’Eglise catholique et d’amener l’Europe sous le contrôle du “Big Business” américain, selon un document que j’ai trouvé dans les archives secrètes du Vatican. Le bolchevisme serait l’instrument de la franc-maçonnerie en vue d’atteindre ce but.

« Et de fait, 1917 a été l’année de la Révolution russe qui s’est soldée par une persécution massive de l’Eglise.

« L’année 1917 a également été marquée par l’entrée des Etats-Unis dans la Première Guerre mondiale, l’année de naissance des deux superpuissances qui façonneraient l’histoire du XXe siècle au cours des 74 années suivantes ».

Maike Hickson a traduit les passages les plus importants de la lettre que le Dr Hesemann a lui-même présentés et commentés dans la revue allemande Der Fels. Voici ces extraits :

Capture d’écran 2017-05-15 à 21.38.13

« Excellence,

« Sa Majesté l’Empereur vient de me faire savoir que, “selon des informations qu’il a reçues hier, le Grand Orient vient de décider en premier lieu de déposer tous les souverains – à commencer par lui, l’empereur – puis de détruire (?) l’Eglise cathol., d’emprisonner le pape, etc., et, pour finir, d’établir sur les ruines de l’ancienne société bourgeoise une république mondiale sous la conduite du Grand capital américain. Les francs-maçons allemands sont supposément loyaux à l’empereur (ce qui peut être mis en doute !) et ils l’en ont informé. En outre l’Angleterre veut préserver l’ordre bourgeois en cours. La France et l’Amérique, cependant, sont présentées comme étant sous l’entière influence du Grand Orient. Il est dit que le bolchevisme est l’outil externe servant à établir les conditions souhaitées. Face à un danger aussi grand qui outre la monarchie, menace également l’Eglise catholique, il est donc important que l’épiscopat allemand soit informé et que le pape lui aussi soit mis en garde.” Telle est la teneur du message de Sa Majesté. Je me suis cru tenu de le transmettre à votre excellence, et je dois laisser à votre jugement de savoir si vous souhaitez le transmettre à Rome. La demande tumultueuse de la part des sociaux-démocrates (allemands) de voir l’empereur abdiquer donne une certaine confirmation à ce message. Que Dieu nous protège ainsi que sa sainte Eglise dans cette terrible tourmente ! (…) Dans le plus grand dévouement, restant à la disposition de Son Excellence, cardinal Felix von Hartmann ».

Cette lettre, archivée sous la cote A.S.V., Arch. Nunz. Monaco d.B. 342, fasc. 13, p. 95-96, a été écrite trois jours avant l’Armistice.

Cologne : sur 600 agressions sexuelles (en majorité d’étrangers), seulement 3 condamnations …

agressions cologne

Des hordes d’arabes africains et moyen-orientaux déferlent sur Cologne dans la nuit de la nouvelle année 2016, plus de 600 signalements d’agressions, 3 ans plus tard, seulement 3 condamnations dont 2 avec sursis ! Trouvé sur Fdesouche : Il y a trois ans, des centaines de femmes avaient signalé des agressions après la Saint-Sylvestre de Cologne.
Il n’y a pratiquement pas eu de condamnations. L’enquête criminelle de la Saint-Sylvestre de Cologne 2015 a donné un résultat qui donne à réfléchir. Bien que plus de 600 femmes aient signalé des délits sexuels, seuls trois délinquants sexuels ont finalement été condamnés par la justice, comme le « Spiegel » l’a signalé en se référant à une liste établie par le tribunal local de Cologne.
Deux de ces trois délinquants sexuels ont été condamnés à du sursis. « Dans l’ensemble, le résultat donne à réfléchir « , a déclaré le porte-parole du tribunal, Wolfgang Schorn, au magazine. « Avec la situation tumultueuse de la nuit du Nouvel An, il a été difficile de prouver les faits. »
Il n’était donc pas possible d’attribuer des actions concrètes à des auteurs individuels. Les trois délinquants sexuels n’ont pu être condamnés que parce qu’ils avaient effectué des selfies d’eux-mêmes et des victimes.
Pour tous les autres, il était difficile de fournir des preuves. Après les attaques massives contre les femmes et les vols dans les environs de la gare centrale de Cologne, le ministère public a enquêté sur 290 suspects selon le rapport, mais seuls 52 d’entre eux ont été mis en examen sur un total de 43 procédures.
Selon le tribunal de district, les accusés étaient principalement des Algériens, des Marocains et des Irakiens. Sur les 43 procédures, six ont été suspendues jusqu’à nouvel ordre parce que le lieu où se trouvaient les auteurs présumés n’a pas pu être établi. 37 procédures ont pris fin – cinq ont été partiellement abandonnées contre conditions, 32 ont abouti à des condamnations.
Dans la plupart des cas, il s’agissait de vol qualifié, de vol et de recel de biens volés. La peine la plus sévère a été infligée à un Algérien de 30 ans qui a été condamné à un an et onze mois de prison pour vol qualifié.
La chancelière Angela Merkel (CDU) avait appelé à une « réponse ferme de l’Etat de droit » après les faits. Mais un an seulement après les nombreuses agressions de Cologne, les quelques condamnations prononcées par le pouvoir judiciaire ont suscité de vives critiques.
Thomas de Maizière, alors ministre fédéral de l’Intérieur, a déclaré qu’il était « tout à fait incompréhensible que si peu d’auteurs ont été condamnés après un si grand nombre d’agressions sexuelles.
»Le pouvoir judiciaire « devrait juger dans toute sa sévérité ». De plus, « les procédures ont été beaucoup trop longues », a critiqué le ministre. A la fin de l’année 2016, trois condamnations pour infraction sexuelle ont été prononcées et, depuis lors, aucune autre procédure ne semble avoir été engagée. […]

Décodage : que révèlent les inscriptions sur les armes du tueur de Nouvelle-Zélande

Australien Brenton Tarrant, 28 ans, a tué au moins 49 personnes et en a blessé 48 autres après avoir mené une attaque terroriste contre des mosquées en Nouvelle-Zélande. Dans les vidéos qu’il a filmé, on peut voir des inscriptions en blanc sur ses armes.

L’examen des texte révèle une obsession pour les personnages historiques qui ont combattu l’Empire ottoman – la superpuissance islamique de l’époque – et le scandale des abus sexuels de Rotherham.

Ils brossent un tableau troublant d’un esprit torturé, dérangé, derrière l’attentat terroriste le plus meurtrier de Nouvelle-Zélande….

nlle zélande 1

  1. David Soslan – Roi géorgien des XIIe et XIIIe siècles, connu pour son succès militaire dans les guerres contre les pays musulmans voisins.
  2. David IV de Géorgie – Aussi connu sous le nom de David The Builder, il est considéré comme le plus grand dirigeant de l’histoire géorgienne. Il chassa les forces turques du pays lors de la bataille de Didgori en 1121 avant de placer la majeure partie du Caucase sous son contrôle, inaugurant l’âge d’or géorgien.
  3. Dmitry Senyavin – Amiral russe, a mené des campagnes contre les Turcs, y compris la guerre russo-turque (1787-92) et la guerre russo-turque (1806-12).
  4. Serban Cantacuzino – Ancien prince roumain qui avait prévu d’attaquer et saccager Constantinople et de chasser les Ottomans (Turcs) d’Europe.
  5. Marko Miljanov (mal orthographié sur l’arme) – Un général monténégrin qui a mené plusieurs campagnes contre les Ottomans et s’est distingué comme leader influent.
  6. Stefan Lazarević – Prince serbe qui a servi de vassaux aux Ottomans avant de libérer son pays de leur domination et de créer un Etat indépendant.
  7. Edward Codrington – Amiral britannique et plus tard commandant en chef qui a combattu dans les guerres napoléoniennes. Il a également combattu les Turcs et les Égyptiens pendant la guerre d’indépendance grecque, aidant les Grecs à obtenir leur indépendance des Ottomans.
  8. Marco Antonio Bragadin – Officier de la République de Venise, a dirigé la résistance vénitienne lorsque les Turcs ont attaqué Chypre. Il a été tué par le général turc après s’être rendu avec tous les chrétiens restant dans la ville.
  9. Ernst Rüdiger von Starhemberg – Gouverneur militaire de Vienne qui a défendu la ville contre les Ottomans à la bataille de Vienne en 1683. Des références à cette bataille sont gravées à plusieurs endroits sur les armes du tueur
  10. nlle zélande 2
  11. Pour Rotherham – Une référence au scandale des viols à grande échelle d’enfants de Rotherham, dans lequel un gang d’hommes musulmans pakistanais britanniques a abusé sexuellement de jeunes filles britanniques blanches vulnérables pendant des décennies et a été largement ignoré par la police.
  12. Alexandre Bissonnette – Auteur de la fusillade de la mosquée de Québec en janvier 2017. Six personnes ont été tués et 19 blessés après avoir ouvert le feu à la fin de la prière du vendredi. Bissonnette purge actuellement une peine d’emprisonnement à perpétuité.
  13. Luca Traini – Extrémiste italien qui a tiré sur six migrants africains dans la ville de Macerata en février 2017. Il a été arrêté alors qu’il faisait un salut hitlérien avec un drapeau italien sur les épaules. Il a été condamné à 12 ans de prison et s’est ensuite excusé pour ses actes.
  14. Bataille de Kagul 1770 – La bataille pivot de la guerre russo-turque, 1768-1774, qui a opposé environ 40.000 soldats russes et 75.000 Ottomans. Les Russes ont remporté la victoire, ne perdant qu’environ 1.000 hommes contre 20.000 musulmans.
  15. Bajo Pivljanin – Né sous la domination ottomane, il changea de camp pendant la cinquième guerre vénitienne ottomane (1645-1669) pour combattre ses anciens dirigeants et fut finalement tué au combat. Il était considéré comme l’un des plus grands hajduks – une infanterie paysanne.
  16. Bataille de Bulair, 1913 – La bataille oppose les forces bulgares à une force turque beaucoup plus importante, qui tente de briser le blocus bulgare d’une de leurs forteresses. Les Bulgares ont remporté la victoire, ne perdant que quelques centaines de soldats contre des milliers du côté turc.
  17. Prince Fruzhin – Un noble bulgare qui a lutté contre la conquête ottomane du Second Empire bulgare.
  18. Sebastiano Venier – Doge de Venise qui a combattu les Turcs pendant la quatrième guerre ottomane vénitienne (1570-1573). En tant que membre de la Ligue chrétienne, il a vaincu les Turcs à la bataille de Lépante.
  19. Col Shipka – Référence à la bataille qui a été menée dans le cadre de la guerre russo-ottomane (1877-1878). En août 1877, un groupe de 5 000 Bulgares et de 2 500 Russes a vaincu une armée turque de 40 000 hommes.
  20. Novak Vujosevic – Combattant de la bataille de Fundina pour la Principauté du Monténégro contre les Turcs ottomans. Il tua 28 musulmans et reçut plus tard une récompense de l’empereur russe.
  21. nlle zélande 3
    1. Konstantin II Asen – Constantin II de Bulgarie, un noble bulgare et allié de Stefan Lazarević, qui est mentionné sur une autre arme de Tarrant. Il a mené une rébellion contre les Ottomans qui a duré une demi-décennie mais qui s’est terminée par une défaite.
    2. Horogszegi Szilágyi Mihály – Micheal Szilagyi, général hongrois qui était capitaine de la forteresse de Belgrade quand elle fut assiégée par les Ottomans en 1456. La bataille s’est terminée par une victoire pour les Hongrois.
    3. Bohémond I d’Antioche – A fondé la monarchie normande à Antioche et a dirigé la première croisade ordonnée par le pape Urbain II pour reprendre la Terre Sainte aux forces turques entre 1095 et 1099. Elle a conduit à la reconquête de Jérusalem et à l’établissement du Royaume de Jérusalem.
    4. Gaston IV du Béarn – Un participant de la Première Croisade qui fut le premier à entrer à Jérusalem après que les murs de défense eurent été percés.
    5. Pelayu – Pélage des Asturies, un noble wisigoth qui a fondé le royaume des Asturies. Il est crédité d’avoir commencé la Reconquista qui a duré de 711 à 1491, et a vu les chrétiens reprendre la péninsule ibérique aux Maures.
    6. Charles Martel – Un homme d’État franc qui a vaincu les forces mauresques lors de la bataille de Tours en 732 après J.-C. et est crédité d’avoir mis fin à la dernière invasion arabe de la France.
    7. « 14 » – En référence aux 14 Mots, un slogan suprémaciste blanc dérivé du Mein Kampf d’Hitler.

     

    1. Josué Estébanez – Un néo-nazi espagnol qui a mortellement poignardé Carlos Palomino, un antifasciste de 16 ans, alors qu’il se rendait à Madrid en 2007 pour participer à une manifestation contre l’immigration. Il purge actuellement une peine de 26 ans de prison.
    2. Miloš Obilić – Un chevalier au service du Prince Lazar, mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant, qui a combattu les Ottomans pendant l’invasion de l’Empire ottoman. On lui attribue l’assassinat du sultan Murad Ier pendant la bataille de Kosovo, en 1389.
    3. Sigismond de Luxembourg – Noble européen devenu empereur romain, il a mené la croisade de Nicopolis contre les Ottomans en 1396. La campagne a été un désastre et s’est terminée par une défaite, avec l’effondrement du Second Empire bulgare.
    4. Feliks Kazimierz Potocki – Un noble polonais et chef militaire connu pour avoir mené de nombreuses campagnes contre les Turcs et les Tatars, notamment pendant la Grande Guerre turque. En 1698, il vainquit une force de 14 000 Tatars avec 6 000 hommes à la bataille de Podhajce.
    5. Iosif Gurko – Maréchal de campagne russe qui a combattu les Turcs dans le cadre de la guerre russo-turque (1877-1878). Il a dirigé les troupes à la bataille du col de Shipka, qui est mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant.
    6. Vienne 1683 – Une référence à la bataille de Vienne qui a marqué la première fois que le Saint Empire romain a coopéré militairement contre les Ottomans. Ils ont été victorieux, marquant le début de la fin des conquêtes ottomanes en Europe.
    7. Acre 1189 – Une référence au siège d’Acre qui a duré de 1189 à 1191, et a opposé le roi Guy de Jérusalem au souverain ottoman Saladin, qui tentait de reprendre la Terre Sainte aux croisés. Elle s’est terminée par la victoire du roi Guy et faisait partie de la Troisième Croisade.
    1. Voici votre contrat de migration ! – Une référence au Pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière proposé par l’ONU après l’arrivée en Europe de millions de migrants du Moyen-Orient en 2016. Il engage notamment les signataires à lutter contre la discrimination à l’égard des migrants.
    2. John Hunyadi – Figure militaire hongroise de premier plan du XVe siècle, il était chargé de protéger les régions frontalières du sud du pays contre les attaques des Ottomans.
    3. « 14 Words » – Une référence à un slogan suprémaciste blanc dérivé du Mein Kampf d’Hitler. Le chiffre ’14’ apparaît à plusieurs endroits sur les armes de Tarrant.
    4. Tours 732 – Une référence à la bataille de Tours en 732 qui mit fin à la dernière invasion arabe de la France. Il a été gagné par Charles Mantel, qui est mentionné ailleurs sur les armes de Tarrant.
    5. Turkofagos – Une phrase qui signifie « mangeur de turc » en grec, c’était le surnom de Nikitas Stamatelopoulos, un révolutionnaire dans la guerre d’indépendance grecque qui a été menée contre les Ottomans entre 1784-1849.
    1. Kolovrat – swastika des nazis slave. Sue le gilet pare-balles, le symbole, qui a vu le jour dans les anciennes cultures scandinave et celtique, a été adopté par les nazis puis les néo-nazis comme symbole d’une race blanche pure.
    2. Porte-clefs – A gauche, la version suprématiste blanche de la croix celtique, qui est l’un des symboles des suprématistes blancs les plus couramment utilisés. L’autre, à droite, est un autre dessin du Kolovrat.
    3. Sebastiano Venier – Doge de Venise qui a combattu les Turcs pendant la quatrième guerre ottomane vénitienne. Il est mentionné sur une autre arme de Tarrant.
    4. Marcantonio Colonna – Un aristocrate italien qui fut amiral de la flotte papale à la bataille de Lepante, en 1571. La bataille a vu une flotte de la Sainte Ligue – une alliance de nations chrétiennes – infliger une défaite majeure aux Ottomans.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet

Gilets Jaunes. le gouvernement méprise le peuple et ne l’écoute pas…

Le gouvernement français, composé de fonctionnaires éduqués dans les mêmes Grandes écoles, venant des mêmes milieux sociaux, apprenant les mêmes choses, fréquentant la même société, et pensant de la même façon, n’a pas dans sa culture d’écouter ou de respecter le peuple.

Les gilets jaunes ont très vite compris que sans violence, Macron ne les entendra pas. Ils ont vite compris que pour casser le mouvement, le président a d’abord utilisé la violence – en vain ; puis la répression policière – en vain ; puis la calomnie – en vain ; puis les promesses creuses – en vain. Il a ensuite tenté de retourner la société contre eux. Cela n’a pas fonctionné. Il joue maintenant l’usure.

Ce samedi, des actes de violences rarement vus sur les Champs Elysées ont été provoqué par les extrémistes de gauche.

Dominique Rizet, consultant police/justice pour BFMTV, évoquant les « blessures extrêmement graves » engendrées par les LBD a déclaré :

“Les LBD ne sont pas adaptés au maintien de l’ordre, ce sont des armes dont disposent les BAC dans les banlieues et qui devraient rester dans les banlieues.”

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Christian Larnet

Plus dangereuses que les hommes, les « étrangères de Daech »…

syriens-fuient-combats-entre-fds-daech-syrie-26-janvier_1_729_486-600x400

Baghouz est inépuisable. Chaque jour, un flot de centaines de civils et de membres de l’État islamique (EI) quittent le dernier bastion du groupe en Syrie. « Il y a encore des milliers de personnes cachées dans les tunnels.

« Les Français représentent la troisième plus grande population », déclare une Irakienne, dont la voix est entrecoupée par les tirs de roquette des Forces démocratiques syriennes (FDS), perçant le ciel du plateau désertique.

Cette femme âgée de 38 ans, elle-même épouse d’un combattant de l’EI, vient de fuir avec ses deux enfants les combats finaux menés par les FDS avec l’appui de la coalition internationale dirigée par les États-Unis.

« Les femmes étrangères étaient les pires, même pires que les hommes »

– Une yézidie fuyant Baghouz

Après une fouille minutieuse, les FDS la parquent avec deux Françaises dans une des bétaillères qui servent à évacuer le corridor de civils vers le nord.

L’une d’entre elles, Julie, originaire de Lyon, témoigne : « Je suis arrivée en Syrie en 2012. Ce qui m’a poussée à venir, c’est la politique de [l’ancien président] Nicolas Sarkozy et la question de la laïcité. On ne pouvait pas pratiquer l’islam comme on le souhaitait. »

La jeune femme, âgée d’une trentaine d’années, n’aborde aucunement les exactions ou les attentats commis par l’EI. Au même moment pourtant, des victimes directes, yézidies, sortent de Baghouz. « Les femmes étrangères étaient les pires, même pires que les hommes », livre l’une d’elles à MEE.

Julie, Française ayant rejoint l’EI en 2012, et son fils, transférés de Baghouz au camp d’al-Hol (MEE/Stéphane Kenech)

Chez la jeune Française, aucun regret ne transparaît. Ce qui lui tient à cœur est, comme avant son départ, sa vision et sa mise en pratique de l’islam. « Je ne voulais pas que mes enfants apprennent la théorie du singe [l’évolution de Darwin] en France, mais que nous sommes des enfants d’Allah, en Syrie ».

Elle a rapidement compris toutefois que ce n’était pas sous le « califat » que ses enfants seraient éduqués : « Finalement, mes enfants ne sont pas allés à l’école, j’ai perdu deux filles lors de bombardements, et j’ai fini par mendier à Baghouz. »

Aujourd’hui, Julie « souhaite vivre pleinement [s]a religion et [s]’installer en terre d’islam, au Maroc par exemple ».

Le « micro-califat » des camps

Cependant, c’est dans le camp d’al-Hol, dans la région de Hassaké, que Julie est emmenée, pour une durée indéterminée. Les autorités françaises n’ont pas encore récupéré leurs ressortissants et restent toujours silencieuses sur le sujet.

« Je ne voulais pas que mes enfants apprennent la théorie du singe [l’évolution de Darwin] en France, mais que nous sommes des enfants d’Allah »

– Julie, française

Al-Hol, qui accueille des civils et notamment des familles de combattants de l’EI ayant fui les combats, est aujourd’hui surpeuplé. Outre l’arrivée soudaine en novembre 2016, lors de l’offensive menée par l’armée irakienne contre l’EI, de 927 réfugiés de Tall Afar et de Mossoul, le camp abrite désormais les réfugiés des batailles de Deir ez-Zor et, aujourd’hui, de Baghouz.

Femmes et enfants représentent 90 % des nouveaux venus, pour un total de plus de 65 000 personnes, un nombre rapidement évolutif.

Outre des conditions de vie difficiles, il s’y forme, selon des témoignages recueillis sur place, un « micro-califat ». Les femmes de l’EI les plus radicales, récemment arrivées de Baghouz, vont jusqu’à brûler les tentes de celles qu’elles sentent se détacher de l’idéologie du groupe.

D’autres camps ont été les témoins de ce phénomène de retranscription des systèmes internes à l’État islamique, comme ceux de Roj ou Aïn Issa. Ils accueillent, depuis le début du déclin territorial de l’EI en Syrie, des milliers de civils, y compris des familles de combattants du groupe.

Dans le camp de Roj, à une trentaine de kilomètres de la frontière irakienne, enserré d’effluves de puits de pétrole, les femmes de l’EI – surnommées « les réfugiées de Daech » par les autorités kurdes – ne sont pas séparées des autres civils. Lorsque MEE a visité le camp en septembre 2018, Sophia, une Belge de 45 ans, y résidait avec une de ses filles depuis un an et demi. Son aînée, majeure, extrêmement radicalisée, avait choisi de rester avec l’EI.

Sophia s’est rendue en Syrie en 2014 sans mari, à bord d’un avion de ligne desservant Gaziantep, ville turque située à proximité de la frontière avec la Syrie, depuis Bruxelles. « Là-bas, on est venus nous chercher pour nous amener jusqu’à Jarablous, puis Raqqa. J’ai ensuite passé un an à Manbij, et au moment de la reprise de la ville, nous sommes retournées à Raqqa », se souvient-elle.

Pourquoi ce départ vers la Syrie ? « Daech a vendu un super projet social à ma fille aînée, alors âgée de 24 ans. Puis je me suis rendu compte du piège une fois ici. À Manbij, j’évitais les Français, compliqués et dangereux. Ils cherchent toujours à porter plainte au tribunal islamique, sont peu instruits et aiment à regarder les sévices ».

« Certaines femmes, comme les Françaises, exercent d’énormes pressions sur les autres […], maintiennent l’ordre originel de Daech. Elles devraient rester en Syrie, ne pas être rapatriées, car elles sont vraiment très dangereuses »

– Sophia, belge

Sophia affirme avoir été particulièrement marquée par les femmes. « Pour fêter les attentats en Europe, elles donnaient des bonbons aux enfants. Dans les madafa [lieu réservé ​à l’accueil des invitées], les femmes célébraient cela. Des crapuleuses », lance-t-elle.

Sophia surnomme désormais le règne de l’EI « la planète des singes ».

Elle se remémore sa fuite : « À Raqqa, il y avait des dissidents et des personnes qui avaient peur des bombardements. Les Kurdes [des FDS] avançaient. Ma fille enceinte a fui de l’autre côté de l’Euphrate [vers Hajine] pour continuer avec Daech. Moi j’avais peur, et je voulais partir depuis un moment. Il faut 5 000 dollars pour les quitter, et trouver une personne de confiance. Alors je me suis rendue aux Kurdes. »

Lorsqu’elle parvient finalement à quitter le fief de l’EI, pris en étau armé, et arrive au camp de Roj, elle dit cependant y retrouver « un petit califat », cette fois-ci contrôlé par les femmes, un véritable « matriarcat ».

« Finalement, ce que je voulais quitter, je le vis ici, au camp de Roj », résume-t-elle.

« Certaines femmes, comme les Françaises, exercent d’énormes pressions sur les autres, elles sont toujours à deux, elles nous contrôlent, maintiennent l’ordre originel de Daech. Elles devraient rester en Syrie, ne pas être rapatriées, car elles sont vraiment très dangereuses », estime-t-elle.

Rédemption et dissimulation

Pourtant, lorsque l’on parle avec ces supposées « djihadistes », beaucoup expriment un certain repentir. De fait, l’EI a laissé sortir des femmes qui ont intégré un discours lissé, de rédemption, pour permettre leur réintégration. Et qui seront, certains le craignent, des bombes à retardement.

À l’image de Julie, qui semblait pourtant très endoctrinée à sa sortie de Baghouz. « Je sais que je risque dix ans de prison en France, ça m’a servi de leçon. Aujourd’hui, j’apprends de mes erreurs », déclarait-elle d’un ton assuré.

Même son de cloche du côté de Delia, une Allemande de 35 ans rencontrée dans le camp de Roj. Son mari est à Dayrik (al-Malikiyah) dans une prison pour les hommes de l’EI, en instance de jugement.

« Je peux comprendre que les Occidentaux aient peur de Daech, j’ai mis les pieds dedans et j’ai honte. Aujourd’hui, je ne veux pas à avoir à porter le nom de ‘’femme de Daech’’ », affirme-t-elle.

Elle poursuit, la voix lasse : « Quand je suis arrivée, il n’était pas interdit de venir en Syrie. Au camp, ils savent qui est bonne ou pas, mais on nous laisse mélangées. Certaines ne veulent pas dire qu’elles sont allemandes, elles se dissimulent, car elles veulent continuer à se battre. »

« Je peux comprendre que les Occidentaux aient peur de Daech, j’ai mis les pieds dedans et j’ai honte »

– Delia, allemande

Un discours qui s’entend dans d’autres camps visités par MEE, comme à Aïn Issa, dans le centre de la Syrie. Ce camp a accueilli, au moment de la bataille de Raqqa, des milliers de civils, notamment des femmes mariées à des combattants de l’EI ou leurs veuves.

L’une d’elles, Khadija, rencontrée en décembre 2017, gérait les interviews comme les rendez-vous médicaux des enfants. « J’ai fait une énorme faute et maintenant, je ne sais pas comment me repentir », déclarait dans un français parfait cette jeune Tunisienne de 28 ans.

« Je suis déçue par Daech, par Abou Bakr al-Baghdadi, qu’on n’a jamais vu, c’était un mensonge, un piège. Daech, c’est un jeu ».

Quel avenir pour les enfants ?

Si les degrés d’implication de ces femmes dans les crimes de l’EI sont incertains, et les preuves difficiles à recueillir pour les autorités qui en ont la charge, qu’en est-il des enfants, à qui elles peuvent transmettre les dogmes ?

Les plus jeunes, qu’ils soient de nationalité étrangère ou apatrides, vivent dans des conditions difficiles, isolés, dans des camps, victimes silencieuses d’un choix parental.

Certains d’entre eux, à Aïn Issa par exemple, semblent désarçonnés, totalement sous emprise, criant « koufar » (infidèles), l’index levé en signe d’allégeance à l’EI, et s’agitant frénétiquement à la vue de journalistes.

Un combattant des FDS montre sur son téléphone portable une photo d’enfants de membres étrangers français ? de l’EI faisant le symbole de l’allégeance au groupe (MEE/Stéphane Kenech)

Pour Nesrin Abdullah, porte-parole des YPJ, organisation militaire kurde membre des FDS, la gestion de l’après Baghouz s’annonce particulièrement complexe.

« Si on n’arrive pas à les éduquer, la génération future va poser un problème a posteriori. Les femmes risquent de les élever dans un élan de revanche. Et une autre guerre est prévisible »

– Nesrin Abdullah, porte-parole des YPJ

« Les familles de Daech dans nos camps sont originaires de 49 pays. Que va-t-on en faire ? Si on n’arrive pas à les éduquer, la génération future va poser un problème a posteriori. Les femmes risquent de les élever dans un élan de revanche. Et une autre guerre est prévisible », déclare-t-elle à MEE dans sa base de Qamishli.

Une crainte partagée par les pays occidentaux d’où sont originaires ces familles, comme la Belgique, un des premiers pourvoyeurs, avec la France, de membres étrangers de l’EI.

« Un parlementaire belge, Georges Dallemagne, est venu rendre visite aux femmes », se remémore Sophia. « Ils ont vu tellement d’horreur qu’ils nous prennent tous pour des monstres. »

Fin décembre, un juge a exhorté l’État Belge, en référé, à rapatrier six enfants de membres de l’EI, une décision invalidée par la cour d’appel de Bruxelles fin février.

« Le BND, le service de renseignements allemand, est venu deux fois discuter avec moi », confie à son tour Delia. « Ils ne m’ont donné aucun espoir de retour, même pour mes enfants, dont trois sont nés en Syrie. Je veux pourtant un avenir radieux pour eux, même si je dois m’en séparer. »

Le statut de ces familles est aujourd’hui totalement opaque. Selon les autorités des pays d’origine, les prises en charge diffèrent, sans que l’Europe n’ait établi une quelconque ligne directrice.

En attendant, ce sont les Kurdes qui en ont la gestion, bien qu’ils ne forment pas un État reconnu par la communauté internationale. « Un fardeau », selon Nesrin Abdullah, appesanti par l’épée de Damoclès du retrait prochain de l’essentiel des troupes américaines.

Pas de chance ? Etrange accident d’un Boeing 747 iranien

boeing 747 Iranien

Fars Air Qeshm, la compagnie aérienne nationale iranienne, n’a plus qu’un seul Boeing 747-281B cargo en état de navigabilité.

Ce 17 mars 2019, le Boeing 747-282B, vol Air Qeshm QFZ9964, en provenance d’Erevan en Arménie, s’est posé à Doha au Qatar à 2h50 du matin heure locale.

Ce 17 mars 2019, le Boeing 747-282B, vol Air Qeshm QFZ9964, en provenance d’Erevan en Arménie, s’est posé à Doha au Qatar à 2h50 du matin heure locale.

L’avion a été endommagé après que des manutentionnaires de l’aéroport international Hamad de Doha, ont déchargé par erreur le fret du nez de l’avion.

C’est le seul 747 qui livre des armes au Corps des gardiens de la révolution islamique en Syrie !

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Jean-Patrick Grumberg

Lettre ouverte à un Président qui joue avec le feu

natacha-polony1-620x264

Directrice de la rédaction Marianne.net

La grandeur d’un homme d’État est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien.

Par Natacha Polony

Monsieur le Président, vous êtes un alchimiste. Vous êtes passé maître dans l’art de changer l’or en plomb. Après neuf semaines d’une crise comme le pays n’en avait pas connue depuis longtemps, vous, Monsieur le Président, devriez être tout entier absorbé par la recherche d’une réponse politique qui rassemblera les Français divisés et permettra de renouer le lien de confiance abîmé, non par ces manifestations, mais par des décennies de confiscation de la démocratie représentative. Eh bien non. Vous préférez piétiner les belles promesses lancées lors de vos vœux, sur les « mots qui ont pu blesser », et jeter un peu plus d’huile sur le feu, histoire de voir si l’on ne pourrait pas provoquer l’explosion finale. Et ce faisant, vous salissez un discours essentiel sur le sens de l’effort et le dépassement de soi, vous avilissez une réflexion sur la beauté des gestes qui anoblissent l’être humain. Monsieur le Président philosophe, vous rabaissez finalement tout à votre mesure, celle d’un politicien.

Ainsi, devant une assemblée de maîtres boulangers, vous évoquez le sens de l’effort. Grande et belle cause. Notre société crève de ne pas valoriser le mérite et le don de soi. Notre société se perd dans le culte de la facilité, de l’immédiateté. Il y avait tant de chose à dire face à des artisans, des hommes qui se lèvent au milieu de la nuit pour nourrir leurs semblables et donner le meilleur d’eux-mêmes. Vous eussiez pu développer cette distinction majeure entre travailler et œuvrer, le premier évoquant la torture quand l’autre nous élève vers l’essentiel. Vous eussiez pu vous lancer dans une critique de notre organisation économique entièrement fondée sur la consommation, c’est-à-dire l’excitation des pulsions et le fantasme de combler par la possession le vide de nos existences. Il eût été possible, par là même, de s’adresser à ces gens que notre société écrase sous les dépenses contraintes, devenues peu à peu indispensables pour ne pas se trouver totalement désocialisé. Il eut été possible de dessiner un autre horizon, de rendre leur dignité à tous ceux qui accomplissent une tâche noble et s’épanouissent dans la précision d’un geste et la perpétuation d’un savoir-faire.

De quels troubles voulez-vous parler ?

Vous avez trouvé plus urgent de déclarer : « Les troubles que notre société traverse sont aussi parfois dus, liés au fait que beaucoup trop de nos concitoyens pensent qu’on peut obtenir sans que cet effort soit apporté, que parfois on a trop souvent oublié qu’à côté des droits de chacun dans la République (…) il y a des devoirs. » Mais de quels troubles voulez-vous parler, Monsieur le Président ? Imaginez-vous une seconde qu’un tel discours puisse apparaître autrement que comme une leçon donnée à ceux qui clament leur détresse depuis le mois de novembre? Et croyez-vous qu’il soit opportun de tenter un appel du pied aux Français fragilisés par plusieurs semaines de manifestations, à ces commerçants et artisans dont certains risquent de déposer le bilan, alors qu’ils payent tout autant votre refus d’apporter des réponses politiques à cette crise ?

Il suffit d’avoir discuté quelques minutes avec certains de ces citoyens qui, dès le 17 novembre, ont crié leur colère sur des ronds-points, pour avoir pu constater qu’un très grand nombre étaient issus de ces artisans, commerçants et petits employés qui se lèvent tôt et ne comptent pas leurs heures. Les premières revendications de ce mouvement étaient de pouvoir vivre décemment de son travail. C’est d’ailleurs ce qui a valu d’emblée à ce mouvement d’être classé par certains commentateurs dans la catégorie des déclinaisons douteuses du courant poujadiste. Nombre des premiers Gilets jaunes étaient des femmes célibataires avec charge d’enfants, ces femmes qui sont les premières victimes des temps partiels contraints et les premières frappées par la misère. Rien à voir avec un quelconque éloge de l’assistanat.

Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ?

Allons plus loin. Depuis votre campagne électorale, vous nous vantez la « start-up nation », la mobilité, l’économie fluide. Rien de plus immobile qu’un boulanger. Rien de plus pérenne que le savoir-faire artisanal. Rien de plus éloigné de votre modèle que ce sens de l’humilité au service des autres. Les start-up sont ces entreprises créées par des jeunes gens qui font parfois des millions sur une simple idée. Celles qui ont réussi et constituent des modèles de votre monde moderne s’appuient sur le travail et les biens produits par d’autres pour faire de l’argent sur la simple mise en relation. Que sont donc Amazon ou Airbnb, qui ruinent nos commerçants et nos hôteliers ? Ne parlons même pas de ces banquiers d’affaires qui gagnent des millions en organisant des transactions entre multinationales.

L’entregent relève-t-il de ce que vous considérez comme le « sens de l’effort » ? Le capitalisme financier dont vous défendez farouchement les mécanismes est le type même d’organisation économique qui se contrefiche du mérite et récompense la capacité à faire de l’argent avec de l’argent, quitte à ruiner les producteurs les plus fragiles. Un genre de cordée sans effort, dont les premiers ne sont pas, loin s’en faut, les plus méritants.

La grandeur d’un homme d’Etat est de se garder d’instrumentaliser une idée

Vous allez encore vous insurger contre des médias malveillants qui monteraient en épingle une « petite phrase ». Mais les mots ont un sens. Et ils sont prononcés dans un contexte. La grandeur d’un homme d’Etat est de prendre la mesure des événements, mais aussi de se garder d’instrumentaliser une idée, en l’occurrence la défense nécessaire du mérite et de l’effort, dans un but politicien. La situation que nous vivons est inflammable. La responsabilité exige de tout faire pour apaiser, pour éviter de dresser les uns contre les autres, car les extrémistes de tous bords sont à l’affut des faiblesses de la République. Forcez donc votre nature et ne leur faites pas ce genre de cadeau.