«Leaving Neverland»: «Michael Jackson a fait des choses d’une cruauté insensée à des enfants»

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Les ventes d’albums et les streamings de Michael Jackson s’effondrent

  • M6 diffuse ce jeudi à 21h le documentaire « Michael Jackson, Leaving Neverland » dans lequel deux hommes, Wade Robson et James Safechuck, relatent les abus sexuels que la star leur aurait fait subir dans l’enfance.
  • L’auteur du documentaire est le réalisateur britannique Dan Reed, qui jusque-là avait surtout traité de sujets liés au terrorisme.
  • « Le documentaire raconte l’histoire de ces deux familles qui ont connu en leur sein des difficultés relationnelles une fois que ce qu’il s’est réellement passé est révélé deux décennies après le crime et qui essaient de se réconcilier avec elles-mêmes » avance Dan Reed à 20 Minutes tout en affirmant n’avoir « rien trouvé » qui remettrait en doute les témoignages.

Les Français vont pouvoir se forger leur propre opinion. Le documentaire « Michael Jackson, Leaving Neverland », qui a déjà fait couler beaucoup d’encre depuis sa diffusion, début mars sur la chaîne américaine HBO, arrive ce jeudi à 21h sur M6.

Au cours des deux épisodes de 90 minutes chacun, James Safechuck et Wade Robson, aujourd’hui âgés de 41 et 36 ans, relatent les abus sexuels que Michael Jackson leur aurait fait subir lorsqu’ils étaient enfants. Des membres de leurs familles racontent aussi la relation de confiance qui les liait à la star, et l’emprise qu’elle avait sur eux. Le réalisateur de cette enquête, le Britannique Dan Reed, a répondu aux questions de 20 Minutes.

Comment vous êtes-vous lancé dans ce documentaire ?

Par accident. J’ai rencontré un responsable de Channel 4, l’une des principales chaînes de télé britanniques. On s’est demandé comment je pouvais m’éloigner des sujets de la guerre et du terrorisme [il est notamment l’auteur d’enquêtes sur les attentats de Moscou, Bombay et Paris]. On a commencé à parler de l’affaire Jackson. Je n’avais pas vraiment d’a priori ni d’avis sur sa culpabilité ou son innocence. On a fait une petite enquête, très superficielle au début, et on a trouvé ces deux noms, Wade Robson et James Safechuck. Ils avaient porté plainte contre les ayants droit de Jackson et je me suis dit que, s’ils étaient prêts à témoigner devant un tribunal, ils seraient peut-être prêts à témoigner face à une caméra. Je ne savais pas s’ils allaient me dire la vérité ou un gros mensonge, je n’en avais aucune idée.

Cela a été facile de les contacter et de les convaincre de témoigner ?

Cela n’a pas été compliqué, mais long. J’ai contacté leurs avocats, que je suis allé voir à Los Angeles en septembre 2016 pour les convaincre de laisser Wade et James s’exprimer. Six mois après, j’ai réussi à les interviewer. Je suppose qu’ils y ont beaucoup réfléchi. Quand le moment est arrivé de s’asseoir avec moi durant un repas – j’ai déjeuné avec Wade et son épouse puis dîné avec James et sa femme – ils étaient déjà prêts à faire l’interview. Il fallait juste qu’ils soient convaincus que j’étais la bonne personne pour le faire.

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Le sujet du documentaire est moins Michael Jackson que les témoins, leurs paroles, leurs traumatismes et la manière dont ils les surmontent…

Oui, Michael Jackson apparaît parce qu’il est l’un des personnages principaux, mais il n’est pas quelqu’un que l’on rencontre et que l’on essaye de comprendre. Le vrai sujet, ce sont Wade, James et leurs proches. Le documentaire raconte ces deux familles qui essaient de se réconcilier avec elles-mêmes une fois que ce qu’il s’est réellement passé est révélé, deux décennies après le crime.

Pensez-vous que ce documentaire aurait été possible sans le mouvement #MeToo, qui a considérablement modifié la façon dont la parole des victimes est reçue dans l’espace public et par l’opinion ?

Oui. Je suis également certain que ce documentaire aurait été possible du vivant de Michael Jackson. Le mouvement Me Too a émergé pendant le tournage et a influencé la décision de la mère de Wade de témoigner. Les gens sont désormais plus enclins à croire les témoignages des victimes d’abus sexuels. Parce que, pendant longtemps, la réaction, surtout de la part des Jackson, était de dire aux victimes : « Vous êtes des menteurs. Vous voulez de l’argent » et de démentir, de dénoncer des enfants qui révélaient avoir été attaqués par le chanteur.

Que répondez-vous à ceux qui reprochent à « Leaving Neverland » d’être à charge, de ne pas laisser la parole à l’entourage de Michael Jackson ?

On ne pose pas d’accusation envers la famille, ni envers les ayants droit. En termes strictement journalistiques, ils n’ont rien à dire parce qu’ils n’ont pas de connaissance directe du crime, ils ne sont pas des témoins oculaires. Ils ne se sont exprimés que pour dire que Jackson était un type formidable, un frère, un mec super, qui ne ferait jamais de mal à un enfant. Ce sont des gens qui ont un intérêt très important à défendre la marque Michael Jackson. Je ne pense pas que leurs témoignages soient crédibles dans ce sens-là. Si Jackson était vivant, je l’aurais mis dans le film s’il en avait été d’accord. Puisqu’il est mort, on fait parler ses avocats. Jackson avait aussi nié, défendu son innocence publiquement. On voit ces extraits. Il a une présence assez importante dans le film pour contrebalancer ce que disent Wade et James.

Redoutiez-vous les réactions de la famille de Michael Jackson ?

Non, parce qu’on était absolument sûrs de ce qu’on a mis dans le film. J’ai essayé de trouver des indices, des preuves, tout ce qui pourrait contredire, mettre en doute, le récit de Wade et James. J’ai interviewé les enquêteurs de la police de Los Angeles et le bureau du shérif du comté de Santa Barbara, qui n’avaient d’ailleurs aucun doute sur la culpabilité de Michael Jackson. Je n’ai rien trouvé.

A la suite de la diffusion du documentaire sur HBO, des stations de radio ont cessé de diffuser les chansons de Michael Jackson, un épisode des Simpson dans lequel on entendait la voix de la star a été supprimé par ses créateurs, Louis Vuitton a annoncé que les pièces inspirées par l’artiste ne seraient pas commercialisées. Ce ne sont que quelques exemples. Vous attendiez-vous à cela ?

Oui, parce que, surtout après Surviving R Kelly [une série documentaire diffusée en début d’année accusant R. Kelly de pédophilie, d’agressions sexuelles et de viols], il y a eu le mouvement [de boycott] « Mute R. Kelly ». Je pensais qu’il y aurait effectivement des gens qui essaieraient d’éliminer la musique des playlists des radios et tout ça. Je suis partagé. En principe, je ne voudrais pas qu’on élimine sa musique. Je pense que ce n’est pas mon rôle de supprimer la culture ou de brûler des livres. En revanche, j’ai entendu les victimes des abus sexuels dire que, s’il n’y avait eu aucune réaction, cela aurait donné un message désespérant. Le fait que les gens punissent la musique faute de pouvoir punir l’homme qui, malheureusement, est décédé et ne sera jamais mené en justice, représente quand même quelque chose pour elles.

Vous pensez qu’il est possible de faire la distinction entre un individu et son œuvre, de croire Wade et James tout en continuant à écouter les chansons de Michael Jackson ?

Absolument. Les gens peuvent continuer d’écouter sa musique tout en ayant conscience que cet homme a quand même fait des choses d’une cruauté insensée envers des enfants. C’est difficile. Je pense que, dans les mois qui viennent, les gens, s’ils croient le récit de Wade et James, auront peut-être du mal à entendre les chansons de Michael Jackson résonner dans une fête d’enfants, par exemple. Je sais que ça me poserait peut-être un problème. Mais on devrait pouvoir écouter la musique de Wagner en sachant qu’il était un idéologue assez suspect, antisémite. Il faut séparer l’art des artistes, parce que la majorité des artistes sont des gens qui, dans leurs vies, étaient moins que parfaits.

L’écrivain français Yann Moix, a déclaré : « Michael Jackson était un enfant, et un enfant, ça ne couche pas avec les autres enfants. » C’est un argument qui revient souvent chez les défenseurs du chanteur…

C’est des croyants, ces gens-là. Pour eux, Michael, c’est le petit Jésus. C’est naïf. Michael Jackson, était un homme qui, même dans sa musique, célébrait la sexualité. C’est le crotch grab [la manière dont il se saisissait l’entrejambe en dansant], tout ça… Ce n’était pas innocent. Je n’arrive même pas à saisir l’idée, là. Pour moi, il ne fait aucun doute que Michael Jackson était un adulte et que, d’une façon délibérée et méthodique, calculée, il mettait son emprise sur des familles, sur les enfants, afin d’avoir des relations sexuelles avec eux. Pour moi, ça n’a rien d’enfantin, c’est l’acte d’un adulte, d’un pédophile qui croit qu’il a le droit d’avoir des relations sexuelles avec des enfants et pense qu’il ne leur fait pas de mal. Les mots de votre écrivain français, c’est très beau, mais c’est faux. Il a accepté la propagande de Jackson qui se représentait comme un enfant qui n’avait pas eu d’enfance et donc devait passer la nuit avec des petits garçons. C’est absurde.

Que diriez-vous aux fans scandalisés par votre documentaire ?

D’un certain point de vue, je les comprends, parce que les mères de James et Wade étaient aussi des fans, qui ont aussi cru au mythe de « Jacskon l’enfant » et ce sont des gens que je respecte, qui ne sont pas mal intentionnés. Peut-être aussi que les fans qui n’ont jamais connu Wade et James et qui n’ont jamais connu Michael, d’ailleurs, et ont accepté ce mythe sont, dans la majorité des gens bien. Il y a aussi ces super-fans, les « stans », les « truthers » [les adeptes de la théorie du complot], qui sont assez vicieux. Leur première réaction est d’injurier et de crier sur les gens qui disent avoir été victimes d’abus sexuels dans leur enfance. Ça fait pitié.

«Gilets jaunes»: Les militaires de l’opération Sentinelle pourront être mobilisés samedi

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La mission antiterroriste militaire Sentinelle sera mobilisée de manière « renforcée » samedi dans le cadre des manifestations des « gilets jaunes » afin de protéger des bâtiments officiels et autres « points fixes », a rapporté mercredi le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux. Cette initiative annoncée par le président Emmanuel Macron en Conseil des ministres permettra aux forces de l’ordre de se « concentrer sur les mouvements, sur le maintien et le rétablissement de l’ordre », a justifié Benjamin Griveaux.

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Manifestations interdites sur les Champs-Elysées et dans certains quartiers des grandes villes en cas de présence d’« ultras », préfet de police de Paris remplacé, contraventions alourdies : le Premier ministre Édouard Philippe avait annoncé dès lundi une batterie de mesures pour répondre aux violences ayant émaillé la dernière manifestation des « gilets jaunes », samedi à Paris.

7.000 militaires mobilisés

L’opération Sentinelle représente une mobilisation sans précédent de l’armée sur le territoire national depuis la guerre d’Algérie. Des chiffres de 2017 faisaient état de 7.000 militaires déployés en permanence – pour moitié en région parisienne – depuis les attentats de janvier 2015 à Paris.

Les militaires protègent en France des sites religieux (synagogues, mosquées…), des lieux particulièrement exposés au risque terroriste ou très fréquentés (lieux touristiques, gares…). Ils sont présents de manière quasi permanente sur certains sites comme les aéroports ou les musées.

«Gilets jaunes»: Qu’est-ce que les PMC, Produits marquants codés pour marquer les manifestants ?

canon à eau

Ce lundi, Edouard Philippe a annoncé plusieurs mesures dans la foulée des aux violences de samedi lors de l’acte 18 des « gilets jaunes ». Plus grande autonomie des forces de l’ordre, interdiction de manifester dans certains quartiers, mais aussi possibilité pour la police de pouvoir « marquer » les casseurs afin de mieux les identifier. Ce dernier point étant le plus flou, 20 Minutes fait le point en quelques questions.

Comment cela fonctionne-t-il ?

Les PMC (Produits Marquants Codés) sont ajoutés dans les canons à eau ou dans les gaz lacrymogènes. Ils sont incolores, inodores et invisibles, mais deviennent fluorescents une fois qu’on les passe aux UV, permettant ainsi de les repérer. La marque reste très longtemps : plusieurs mois sur les vêtements en résistant au lavage et de trois à quatre semaines sur la peau. Chaque marqueur est unique, permettant de savoir à quel événement le marquage est lié.

Est-ce la réponse attendue par la police ?

« C’est clairement une de nos difficultés du moment : comment identifier des casseurs cagoulés et masqués ? », avance Philippe Capon, secrétaire général de UNSA-Police, qui refuse l’idée d’une solution miracle : « Il faut déjà les essayer en manifestation pour voir si cela fonctionne et si c’est efficace. Et puis, tout dépendra également de la justice. Une fois qu’on a identifié un casseur, il faudra voir quelles sanctions seront prises contre lui lorsque la seule preuve sera le marquage. »

Christian Mouhanna, sociologue et directeur du Centre de recherche sociologique sur le droit et les institutions pénales (CESDIP), est encore plus sceptique : « C’est encore la logique du durcissement progressif et d’accroître la sévérité de la répression… On voit pour le moment les résultats qu’a obtenus cette politique : plus de violences en escalade et un cercle vicieux. La police est vue uniquement comme une unité répressive, ce qui provoque chez les forces de l’ordre elles-mêmes un profond mal-être, alors qu’on pourrait lui donner des possibilités de dialogue et d’apaisement. »

produits marquants

Le dispositif est-il déjà utilisé ?

« Je n’ai pas eu échos d’utilisation précédente par les forces de police, mais on utilise le même principe dans les bijouteries ou certains billets de banques. Cela permet de tracer le voleur en cas de délit », souligne Philippe Capon.

Comment distinguer les casseurs des manifestants pacifiques ?

Il y a d’abord « l’hypothèse d’une utilisation par des armes de précision permettant de cibler individuellement des personnes », décrit le secrétaire général de UNSA-Police. En ce qui concerne les canons à eaux et les gaz lacrymogènes, « ils ne seront employés qu’à partir du moment où les sommations ont été faites. Les tirs de foule ne viseront donc que des individus ayant fait le choix de rester, ce qui est un délit. » C’est aussi l’effet dissuasif espéré par la police : « Je n’ai aucun doute sur le fait que les casseurs « professionnels » tels les blacks blocs continueront à casser malgré l’emploi de cette nouvelle méthode. Peut-être pourrons-nous les retrouver grâce à cela. Ce qu’on espère, c’est que les manifestants « dans l’entre-deux », qui ne sont pas venus pour casser mais qui se laissent aspirer dans la violence, réfléchissent plus avec ce dispositif qui nous permettra de les retrouver, et renoncent. »

Des explications qui ont du mal à convaincre Christian Mouhanna : « Il y a évidemment des risques de dérives et de voir des manifestants marqués alors qu’ils n’ont participé à aucune action des casseurs », déplore-t-il. « On ne peut éluder la difficulté de traiter seulement les bonnes personnes avec cette arme. »

Jack l’éventreur démasqué ?

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ÉVENTREUR ÉVENTÉ – Grâce à des prélèvements ADN, un détective amateur aurait identifié le meurtrier qui se cache derrière le mythe « Jack the Ripper ».

126 ans plus tard. Voilà plus d’un siècle que l’identité du mystérieux « Jack the Ripper » alimente tous les fantasmes. 126 ans précisément, 126 ans qui ont propulsé cette affaire de meurtres de prostituées qui passionna le Royaume-Uni en 1888 en un mythe à l’origine de nombreux livres et films. Avant d’être portée à l’écran, l’affaire Jack l’Eventreur a d’abord passionné les fins limiers et autres détectives privés, avides de résoudre le mystère de l’identité du meurtrier de l’underworld londonien.

 

Un châle pour débloquer le cold case. L’un d’entre eux y serait finalement parvenu, comme le rapporte le Daily Mail. Un peu trop tard pour confondre le coupable certes, mais l’histoire de la résolution de ce « cold case » vaut son pesant d’or. Tout commence lorsque Russel Edwards, un homme d’affaires britannique, décide en mars 2007 d’acheter aux enchères le châle porté à l’époque par Catherine Eddowes, l’une des victimes du tueur. A ce moment, Russel Edwards, qui relate son aventure dans les colonnes du Daily Mail, est loin de se douter que cet achat le mènerait sur la piste du tueur : « Je n’avais absolument pas idée que cette étole me mènerait à la résolution d’une des affaires de meurtre les plus mystérieuses de tous les temps. »

C’est en voulant s’assurer de l’authenticité du tissu qu’il se prend au jeu. Il reçoit d’abord une lettre de son ancien propriétaire, David Melville-Hayes, lui assurant qu’il ne s’est pas fait avoir. En effet, il tenait cette étole de son aïeul, officier de police chargé de l’affaire à l’époque. Le châle aurait été transmis de génération en génération dans la famille, et ce sans jamais être lavé.

 

Les marguerites de Saint-Michel. Mais à mieux y regarder, Russel Edwards doute que Catherine Eddowes, la prostituée victime de l’éventreur, ait pu s’offrir une pièce aussi finement réalisée. En effet, « elle était si pauvre qu’elle avait placé en gage ses chaussures le jour-même », précise l’enquêteur en herbe. Mieux, il s’attarde sur un détail de la broderie : des marguerites, symbolisant la fête de Saint-Michel, largement célébrée à l’époque victorienne. Saint-Michel était célébré le 8 novembre chez les orthodoxes, et le 29 septembre chez les chrétiens, soit les dates correspondantes aux jours où Mary Kelly, Elizabeth Stride et Catherine Eddowes ont été tuées.

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© Reuters

Le barbier fou de Whitechapel. Autre détail qui inspire Russel Edwards, une discussion qu’il tient avec Alan Mc Cormack, l’officier de Scotland Yard chargé du musée du crime de la vénérable institution. Il affirme que les enquêteurs de l’époque, leur chef Donald Swanson le premier, ont toujours été convaincus de l’identité de Jacques l’Eventreur. Parmi les suspects, tous pensaient voir en Aaron Kosminski le coupable idéal. Cet homme, enfermé pour démence quelques temps après les meurtres de Jack l’Eventreur, était barbier à Whitechapel, le quartier de Londres où les crimes ont été perpétrés.

 

Traces de sperme et ADN mitochondriale. Cette conversation attise la curiosité d’Edward, qui contacte alors le docteur Jari Louhelainen, l’un des meilleurs criminologues, expert en génétique, qui découvre des traces de sperme  jusque là jamais identifiées. Le hic, c’est que la police ne prélevait évidemment pas l’ADN génomique des suspects en 1888. Jari Louhelainen utilise donc l’ADN mitochondriale, qui se transmet par la mère. Après de longues recherches, les deux détectives du dimanche parviennent à retrouver une descendante de la sœur d’Aaron Kominski qui joue le jeu. Le test ADN donne un « perfect match », ce sont bien les deux mêmes ADN ! Sept ans après, Russel Edwards a mené à bien sa mission : voilà l’identité de Jack l’Eventreur éventée.

L’ADN de l’Union Européenne porte en elle les racines de la déconstruction

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Les petites polémiques historiques concernant l’ouvrage publié par Philippe de Villiers ne doivent pas masquer l’idée principale de ce livre, à savoir que le piétinement par l’Union européenne de la souveraineté des Etats membres n’est ni déviance ni une trahison de la pensée des fameux “Pères fondateurs”, mais le caractère même de cette Union, scellée par le Traité de Rome. La toute-puissance de la Commission européenne, la perte de souveraineté des Etats, la fuite en avant vers le mondialisme sont dans la nature même de cette Union telle qu’elle a été pensée par Monnet et Schuman.

Antisionisme et «antisémitisme caché», par Jean Bricmont

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La France va adopter une définition de l’antisémitisme intégrant l’antisionisme. Mais pour l’essayiste Jean Bricmont, qui s’oppose à toute criminalisation des opinions, les deux concepts diffèrent fondamentalement.

Commençons par définir les termes. L’antisionisme peut signifier plusieurs choses, allant de l’opposition aux politiques ou actions du gouvernement israélien à la remise en question de la légitimité d’Israël en tant qu’État juif. En tant que telles, ces positions sont bien sûr politiques et non racistes ou religieuses. Il suffit de les comparer à l’idée que la Crimée appartient à l’Ukraine ou que le Tibet doit être indépendant de la Chine. Dans le courant dominant, ces positions ne sont pas qualifiées d’anti-russes ou d’anti-chinoises au sens raciste du terme.

Dans la mesure où l’antisionisme «radical» est supposé mettre en question la légitimité d’Israël en tant qu’État juif, il est intrinsèquement lié à ce qui est au fondement de la cause palestinienne, à savoir le droit au retour des réfugiés de 1948, reconnu par la résolution 194 de l’Onu et par la déclaration universelle des droits de l’homme (article 13 2. : Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays). Même si ce droit est purement théorique, étant donnés les rapports de force, le proclamer met en cause le caractère essentiellement juif d’Israël, mais peut difficilement être assimilé à du racisme, au vu de ses bases légales.

Cependant, l’antisémitisme n’est pas si facile à définir non plus. Une définition simple serait «la haine des Juifs en tant que tels». Mais qui épouse aujourd’hui ouvertement une telle haine ? Je n’en connais pas (bien sûr, il peut y avoir quelques fous inconnus auxquels cette définition s’applique). Et c’est là qu’intervient l’accusation «d’antisémitisme caché »: puisqu’il n’y a pas de haine ouverte envers les Juifs, on accuse certaines personnes de cacher leur haine des Juifs derrière des positions politiques, comme des critiques «excessives» d’Israël, des critiques du système financier ou même simplement du capitalisme. Cette accusation a une certaine plausibilité. Après tout, Marx lui-même a écrit : «Quel est le fond profane du judaïsme ? Le besoin pratique, l’utilité personnelle. Quel est le culte profane du Juif ? Le trafic. Quel est son Dieu profane ? L’argent. Eh bien, en s’émancipant du trafic et de l’argent, par conséquent du judaïsme réel et pratique, l’époque actuelle s’émanciperait elle-même.» (Sur la question juive).

Mais il n’y a aucune indication que, même dans ce texte, Marx avait de la haine pour les Juifs ou voulait leur faire du mal, puisqu’il appelait les Juifs à s’émanciper de ce qu’il appelait le «judaïsme pratique». Pourtant, si quelqu’un disait aujourd’hui ce que Marx a écrit (sauf en citant), il serait qualifié d’antisémite et pourrait être poursuivi pour «incitation à la haine raciale».

 

Il y a beaucoup d’autres façons d’être accusé «d’antisémitisme caché», par exemple en soulignant le rôle du lobby pro-israélien aux États-Unis, en soulignant le rôle des Juifs dans les révolutions bolchevique, hongroise et allemande juste après la Première Guerre mondiale et les persécutons anti-chrétiennes de l’époque ou en notant leur influence dans la République de Weimar.

Ces exemples illustrent la difficulté qu’il y a à définir l’antisémitisme même sans mentionner Israël et la Palestine.

Quoi qu’il en soit, l’antisémitisme et l’antisionisme sont clairement distincts sur le plan conceptuel.

Néanmoins, la distinction entre ce qui est légal ou non devrait être entre la pensée et l’action et non entre antisionisme et antisémitisme, vu la difficulté à définir ces termes. La pensée inclut n’importe quel point de vue sur la religion, la science, l’histoire, la philosophie, etc. Si le judaïsme est une religion, alors il peut être critiqué comme toute autre religion. C’est la même chose si on le voit comme une culture. Si les Juifs sont considérés comme un peuple, alors la mentalité présumée de ce peuple peut être discutée de la même manière que la mentalité du peuple français, russe ou allemand est discutée (et souvent négativement).

Néanmoins l’idée généralement acceptée dans notre époque est que les opinions racistes, et en particulier les opinions antisémites, doivent être interdites. Une fois que cela est accepté, on est confronté au problème de la pente glissante. L’antisémitisme n’étant pas facile à définir, si l’on considère par exemple la critique «excessive» d’Israël comme une forme cachée d’antisémitisme, alors interdire cette forme d’antisionisme devient acceptable.

Nombreux sont ceux qui s’opposent à ce type d’interdiction mais qui soutiennent néanmoins l’interdiction des «discours de haine». Leur erreur fondamentale est d’accepter la censure sous quelque forme que ce soit, même d’opinions considérées comme racistes ou antisémites.

L’argument principal pour interdire ces «discours de haine» est que ceux-ci peuvent inciter certains individus à des actions contre les cibles de la haine, allant parfois jusqu’au meurtre. Il y a deux problèmes avec cet argument.

Le premier problème, c’est qu’il est très difficile de l’appliquer systématiquement sans interdire presque tout. Même les idées les plus nobles peuvent être tordues et servir de prétexte à de mauvaises actions. Les écrits de Marx sont-ils responsables du goulag ? Le travail de Nietzsche a-t-il conduit à Hitler et aux camps ? Les idées des Lumières sont-elles responsables des nombreuses persécutions antireligieuses à travers l’histoire ?  La critique de l’Islam est-elle la cause des guerres contre des pays musulmans ? Certains philosophes ont considéré que les Lumières ont mené à Auschwitz. Il me semble que seules les paroles incitant directement à des actes illégaux (comme : «Tuez-le !») devraient être interdites.

Le second problème est lié à l’éternelle question de savoir si interdire l’expression d’idées empêche ou encourage leur propagation. Même si on ne peut pas affirmer de règle générale et certaine, l’expérience historique n’est pas très encourageante pour la censure.

Quoi qu’il en soit, en liant antisémitisme et antisionisme, qui plus est lors du dîner du Crif, le président Macron ne pouvait qu’aggraver les antagonismes communautaires et les sentiments anti-juifs.

Après des décennies de «lutte contre la haine» et l’antisémitisme par la censure, la répression, et la diabolisation, les partisans de cette lutte ne cessent de s’indigner devant la montée de cette haine, ce que l’on peut effectivement constater en faisant un tour sur les réseaux sociaux.

Ne faudrait-il pas changer radicalement de méthode pour combattre la haine et, au lieu d’étendre la censure, abolir ou ne plus appliquer la loi Pleven de 1972 condamnant l’incitation à la haine ou la loi Gayssot de 1990 condamnant le négationnisme ?

Pour reprendre un slogan américain, la réponse aux discours de haine ne serait-elle pas plus de discours, pas moins ?

Montpellier. Grenades, armes de guerre, krach, cocaïne…

Montpellier. Grenades, armes de guerre, krach, cocaïne… l’impressionnante saisie de la police judiciaire

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C’est une impressionnante opération qui a été menée la semaine dernière par la SRPJ de Montpellier à la cité Gély avec à la clé des armes et de la drogue saisies pour un montant de deux millions d’euros.

Un supermarché de la drogue démantelé à la cité Gély

Les policiers de la SRPJ de Montpellier appuyés par les hommes de la BRI et du RAID ont mené une opération de grande ampleur à la cité Gély. Une opération qui fait suite aux coups de feu qu’avait essuyés des policiers de la BAC lors d’une intervention dans la cité en juillet dernier.

Après des mois d’enquête, les policiers sont donc passés à l’offensive la semaine dernière et les résultats semblent à la hauteur des attentes. Le procureur de Montpellier, Christophe Barret, et le commissaire divisionnaire Jean-Philippe Fougerau, ont détaillé ce lundi l’ensemble des produits saisies : 10 kilos de cocaïne pure, 2,7 kilos d’héroïne, 2,3 kilos d’herbe de cannabis, 1 kilo de résine de cannabis, 440 grammes de MDMA, 143 grammes d’ecstasy et 203 grammes de crack. En tout, cela représenterait la somme de deux millions d’euros. Une perte considérable pour ce supermarché de la drogue où les « heures d’ouverture » et les tarifs étaient même inscrits sur les murs de la cité.

Mais les policiers n’ont pas seulement trouvé de la drogue mais également un véritable arsenal de guerre avec pas moins de neuf grenades, trois armes de poing, des gilets pare-balle et des munitions.

Un individu déjà sous contrôle judiciaire pour trafic de drogue, interpellé avec une arme

Lors de l’opération, plusieurs individus ont été interpellés. L’un d’entre eux, âgé de trente ans, a été arrêté alors qu’il portait sur lui un pistolet Glock chargé ainsi que 11 800 euros. L’homme n’est pas un inconnu des services de police puisqu’il était déjà sous contrôle judiciaire pour une autre affaire de trafic de stupéfiants. Il avait même « pointé » au commissariat quelques heures avant son interpellation.

Un deuxième individu, âgé de 20 ans a été interpellé avec la somme de 23 000 €.

Photos : DR/ SRPJ Montpellier

Lengadoc-info.com, 2018, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

Massacres de Chrétiens au Nigeria, où sont les médias ?

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Pendant que les médias de masse se répandent sur la tragédie de Christchurch, qui a coûté la vie à 50 fidèles musulmans, et que Mme Jacinda Ardern, la première ministre de Nouvelle-Zélande, arbore le voile islamique en signe de solidarité et de douleur partagée, seuls quelques médias en ligne (Breitbart, Jihad Watch, The Christian Post) mentionnent les massacres récents de Chrétiens par des djihadistes, au Nigéria. Pour ceux-là, pas de solidarité, pas de larme.

Des militants musulmans nigérians tuent 120 Chrétiens en trois semaines. Le nombre de chrétiens tués récemment au Nigeria a atteint 120 avec le massacre de plus de 50 par des militants musulmans peuls dans l’État de Kaduna, au Nigeria, selon le Christian Post.

Les djihadistes peuls, qui sont devenus une plus grande menace pour les chrétiens nigérians que le groupe terroriste islamiste Boko Haram, ont pris d’assaut les villages d’Inkirimi, Dogonnoma et Ungwan Gora dans la zone du gouvernement local de Kajuru lundi dernier (NdT: le 11 mars), détruisant 143 maisons, faisant 52 morts et plusieurs blessés.

Les assaillants se seraient divisés en trois groupes, le premier tirant sur la population, le second mettant le feu aux bâtiments et le troisième poursuivant les personnes qui fuyaient la scène. Les victimes de l’agression étaient des femmes et des enfants.

L’incident de lundi faisait suite à une attaque perpétrée la veille dans le village d’Ungwan Barde, à Kajuru, où 17 chrétiens ont été tués et des dizaines de maisons incendiées.

Au cours de la première semaine de mars, des extrémistes musulmans ont massacré plus de 30 chrétiens dans le village de Karamar, mettant le feu à plusieurs maisons et à une église. Les terroristes auraient tiré sur des familles qui tentaient d’échapper à l’incendie, tuant 32 personnes. La vague d’attaques récentes contre des communautés s’est produite au sein de la chefferie majoritairement chrétienne Adara du sud de Kaduna.

Le gouverneur de l’État de Kaduna, Nasir El-Rufai, a imposé un couvre-feu du crépuscule à l’aube dans la zone du gouvernement local de Kajuru pour tenter de contenir la violence.

Fin février, des militants ont attaqué le village de Maro, tuant 38 chrétiens et incendiant des maisons ainsi qu’une église chrétienne.

Le Christian Post a rapporté que des militants peuls ont tué des milliers de chrétiens rien qu’en 2018 dans ce que beaucoup appellent un génocide chrétien dans le Centre (Middle Belt) du Nigeria.

En décembre dernier, un évêque anglican de premier plan au Nigeria, le Dr Benjamin Argak Kwashi, a déclaré que les militants musulmans peuls représentent la principale menace terroriste à laquelle sont confrontés les chrétiens au Nigeria.

« Le gouvernement est capable de fournir une protection [aux chrétiens], mais ce qui est évident pour tout le monde, c’est qu’il n’y est pas disposé », a déclaré Kwashi à Breitbart News.

« Les bergers peuls représentent une plus grande menace », a ajouté M. Kwashi. « Boko Haram opère dans le nord-est et se déplace à peine dans d’autres régions, mais les éleveurs peuls sont très répandus. Ils sont partout maintenant. Donc les Peuls sont une plus grande menace

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Traduction de Magali Marc (@magalimarc15)

Moselle : Déguisés en terroristes, 2 adolescents sèment la panique durant la nuit à Thionville

AK47

Vêtus de noir, encagoulés et porteurs de répliques de fusils d’assaut, les adolescents ont semé un vent de panique dans tout un quartier.

Samedi vers 23h30, le standard téléphonique de la police croulait sous les appels de riverains affolés. Tous signalent les mêmes faits : deux individus vêtus de noir, porteurs de cagoules et armés de fusils d’assaut déambulent dans les rues du quartier Côte des Roses à Thionville (Moselle).

Appel général à tous les équipages de police

Sans tarder, la totalité des policiers disponibles sur le secteur ont été alertés et ont convergés vers la zone des faits présumés. La brigade anticriminalité (BAC) a mis en oeuvre le plan anti-terroriste en s’équipant de matériel de protection et de défense lourd.

La chasse à l’homme a duré une heure environ. L’un des nombreux équipages de policiers a finalement réussi à interpeller le duo de suspects, rue Château-Jeannot.

Deux adolescents et des armes factices

La tension est redescendue lorsque les fonctionnaires ont retrouvé les deux fusils d’assaut posés près des suspects. Il s’agissait de répliques du type air-soft, relate le Républicain Lorrain. Il s’est avéré que les deux suspects sont des adolescents, et qu’ils avaient alors décidé de faire une pause dans leur périple nocturne.

Les requérants rappelés

Inconnus des services de police, ils devraient être convoqués rapidement au commissariat. Le premier, âgé de 17 ans, été remis à ses parents. Le second, jeune majeur a été laissé libre.

Les nombreux témoins qui ont alerté Police-Secours ont été rappelés pour être rassurés. Mais beaucoup étaient encore choqués, malgré les explications des policiers, rapporte le quotidien régional.

Oise: Son repas dans un fast-food va lui revenir à près de 400 euros

fast food

  • Un automobiliste a été filmé jetant ses déchets par la fenêtre de sa voiture à Laigneville, dans l’Oise.
  • Christophe Dietrich, le maire de la commune, affirme que la municipalité va facturer 300 euros de frais d’enlèvement du déchet au contrevenant.
  • A ces frais, s’ajoute l’amende de 68 euros.

Le fast-food le plus cher du monde. Un automobiliste va sans doute regretter toute sa vie de n’avoir pas dégusté son repas sur place plutôt que de l’emporter. En traversant le village de Laigneville, dans l’Oise, il a eu la très mauvaise idée d’en jeter l’emballage sur la voie publique. Le maire de la commune, Christophe Dietrich, n’a pas manqué de lui tomber dessus comme l’ont repéré nos confrères de France 3.

Depuis qu’il a été élu maire de Laigneville, en 2014, Christophe Dietrich mène une croisade contre les auteurs de dépôts sauvages de déchets sur le périmètre de sa commune. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il sait s’y prendre. C’est de lui que vient l’idée du « retour à l’envoyeur ». Filmées et diffusées sur les réseaux sociaux, ses actions ont largement calmé les personnes sans scrupule qui déversaient leurs cochonneries n’importe où. A tel point qu’en 2018, Christophe Dietrich affirme n’avoir relevé que huit dépôts sauvages dont les auteurs ont tous été identifiés.

Des « frais d’enlèvement » très salés

Ce que le maire sait aussi, c’est que faire la morale aux « indélicats » ne suffit pas et qu’il vaut mieux doubler le sermon d’une sanction financière bien salée. Ainsi, il a fait voter une délibération en conseil municipal pour facturer des « frais d’enlèvement » aux auteurs de dépôts sauvages. Et ceci, en plus de l’amende de 68 euros.

Fin février, un automobiliste a expérimenté ce nouveau dispositif après avoir jeté son emballage de fast-food par la fenêtre de sa fourgonnette. « Sauf qu’il n’a vraiment pas eu de bol, parce qu’à quinze mètres de l’endroit où il était, il y avait une équipe de la police municipale qui n’a rien perdu de la scène », explique le maire sur Facebook.

L’incivilité a, en plus, été filmée par une caméra de vidéosurveillance. Identifié, l’automobiliste s’est vu infliger l’amende de 68 euros à laquelle viennent s’ajouter les 300 euros facturés pour « les frais d’enlèvement » du déchet. « Je n’éprouve aucun plaisir à faire cela, mais nos agents communaux ne sont pas les larbins de ces quelques personnes », a tenu à souligner le maire.